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Guy Novès: «Le match bascule au moment où Maxime Médard perd la boule»

Guy Novès, le manageur de l'équipe du Stade toulousain de rugby, le 24 novembre 2006 à Albi
Guy Novès, le manageur de l'équipe du Stade toulousain de rugby, le 24 novembre 2006 à Albi/Pascal Pavani AFP/Archives

RUGBY - Après la défaite face au Racing Metro (27-20), l'entraîneur du Stade Toulousain critique le peu d'investissement de ses joueurs internationaux...

Selon vous, Guy Novès, quelle est la cause de cette défaite?

 Au début, c’est pas trop mal. On est mené 9-3 à la mi-temps, mais ça va. Le carton jaune de Maxime Médard [qui a cravaté Lorée à la 46e minute] est un véritable tournant puisque c’est après cela que l’écart se creuse. Le match bascule là-dessus, sur ce moment où Maxime Médard perd la boule et attrape un joueur. C’est là qu’on voit que tous les joueurs n’étaient pas concentrés sur ce match-là. Certains joueurs chez nous n’étaient pas au niveau où moi je les attendais, notamment quelques-uns qui vont bientôt jouer en équipe de France.


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La faillite du jeu au pied de Michalak est en cause aussi?

C’est sûr que qu’on laisse beaucoup de points en route, mais on ne peut pas mettre la défaite sur le compte du buteur. En revanche, les ballons perdus sur les chandelles ou dans les rucks…


Vous n’aviez pas anticipé ce relâchement?

Ce n’est pas une affaire de relâchement. C’est sûr que l’on entre dans une période avec de nombreux absents à cause de l’équipe de France. Cette sélection est un élément perturbateur dans un groupe comme le nôtre. Ca concerne quand même dix joueurs sur trente. On a par exemple choisi aujourd’hui de laisser Thierry Dusautoir au repos complet parce qu’il ne peut pas enchaîner tous les matchs. On sait qu’il jouera les trois matchs de l’équipe de France, il sera fracassé. On essaie donc de faire tourner l’effectif afin de gérer nos forces. Peut-être qu’aujourd’hui en gérant trop, on n’a pas su mettre la main sur le match. On n’a pas la marge de manœuvre nécessaire face à des équipes comme le Racing qui se sont considérablement améliorées.


Vous en voulez toujours à l’équipe de France…

C’est le drame actuel du rugby professionnel. On joue les matchs avec quinze joueurs qui manquent. Demandez à une autre équipe de jouer avec quinze joueurs en moins, vous verrez ce que ça donnera. On n’est pas plus armé que les autres, on n’a pas Steyn dans notre équipe. Mais on nous pique quand même quinze joueurs.

Propos recueillis par Matthieu Payen
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