HOMICIDE - Selon un témoin, le ton était pourtant déjà monté la veille après un différend...
Un employé d'une société toulousaine a abattu son patron et le fils de celui-ci à l'aide d'un fusil de chasse ce vendredi matin à
Toulouse, selon une source judiciaire.
Le drame aurait eu lieu au sein d'une société sous-traitante d'UPS, l'entreprise de transports Senges, du nom des deux victimes, selon les déclarations de la mère d'un salarié recueillie par notre journaliste sur place.
Le tireur est arrivé avec son fusil
Le double homicide est intervenu vers 7h du matin dans la
zone de Fondeyre, au nord de la périphérie toulousaine. Des témoins ont confié à notre journaliste sur place que le suspect serait arrivé peu avant 7h avec son fusil.
Le père et son fils, tous deux chauffeurs-livreurs au sein de leur propre société, se trouvaient dans les locaux de leur donneur d'ordres UPS. Le suspect aurait tiré sur eux dans la zone de la «gare routière marchandise», un dédale de bureaux et de hangars à camions.
J'ai «fait une bêtise»
L'homme aurait ensuite posé son arme et attendu calmement ses collègues. A l'arrivée de ces derniers, il aurait avoué avoir «fait une bêtise» avant d'attendre les policiers, prévenus par ses collègues. Il n'aurait opposé aucune résistance lors de son interpellation.
Les employés interrogés ses ont déclarés sous le choc, décrivant une entreprise familiale et une bonne ambiance de travail. Les deux victimes sont décrites comme «des gens extrèmement chaleureux» et le tueur présumé comme «absolument charmant, toujours à rigoler». «Il n'y avait aucun conflit» entre eux, a déclaré l'épouse et mère des victimes.
Le ton était déjà monté la veille
Selon les premiers éléments de l'enquête, un différend entre l'employé et son patron serait à l'origine du drame. Selon un témoin sur place, le ton était déjà monté la veille, au moment où l'employé a annoncé qu'il posait sa démission. Il effectuait sa dernière journée au sein de l'entreprise.
Le quartier a été bouclé par les forces de l'ordre et un représentant du parquet se trouvait sur place. Contactée par 20minutes.fr, la préfecture de Toulouse n'avait aucun élément à communiquer sur cette affaire dans l'immédiat.
J. M. et H. M. à Toulouse