TELEVISION - Le créateur de Nip/Tuck frappe encore avec une série sur une chorale de lycée...
De notre correspondant à Los Angeles
Glee n'est
pas la reine de l'audience. Cette année, la couronne appartient plutôt à la franchise
NCIS, en attendant le rouleau compresseur
American Idol. Pourtant, la Fox tient là une pépite de buzz.
Glee (1), c'est une heure de bonheur hebdomadaire. On y suit les aventures des
gleeks, les losers de la du club de chant d'un lycée. Certes, on flirte souvent avec le cliché
teenage américain. Ok, le fil narratif est parfois décousu d'un épisode à l'autre (cela devrait s'arranger avec un avenir dégagé par la commande de neuf épisodes supplémentaires par la Fox). Mais difficile de regarder sans applaudir chaque intervention de
Jane Lynch, mythique
queen of mean (reine de la méchanceté). Et tout bonnement impossible de ne pas avoir envie de taper du pied devant sa télé, voire d'attraper le micro ou le sèche-cheveux.
Tous des gleeks!
Le bruit généré par
Glee s'amplifie. Chaque mercredi, à l'approche de la diffusion d'un épisode, la série fait son apparition
dans les sujets les plus tweetés. La Fox a annoncé il y a peu que Joss Whedon, le papa de Buffy, et roi de la comédie musicale,
réalisera un épisode. Madonna, qui serait fan, a, elle,
cédé les droits de son catalogue et un épisode spécial sera diffusé en 2010, tandis que Ryan Murphy draguerait Julia Roberts pour une apparition. Enfin, les acteurs
chanteront l'hymne américain lors d'une des manches de la finale de baseball –normalement prévue samedi.
A l'heure des déclinaisons à l'infini des Experts, NCIS ou Law and Order, le succès de Glee montre que la prise de risque peut parfois payer. Et ça fait du bien.
Et vous, êtes-vous aussi un gleek?
(1) Glee a plusieurs signification en anglais, dont «jubilation» et «chant choral»
Philippe Berry