DEBAT - Votre avis et vos témoignage de terrain...
Nicolas Sarkozy a affirmé son soutien aux agriculteurs et propose un plan d’urgence «massif» à toutes les filières touchées par la crise. Et vous avez été nombreux à réagir dans les commentaires,
ici et
ici.
«Mais il le trouve où le pognon?», demande par exemple
Optimiste. «Il soutient l'économie cette année encore, les dépenses seront résorbées par la suite, c'est l'effort de crise, c'est son programme de crise, il n'en bouge pas d'un iota», écrit quant à lui
Chevre, internaute qui défend très régulièrement le gouvernement dans les commentaires.
«Mes parents n'ont pas de salaire»
Mais le débat le plus intéressant, c'est
Dentiste qui l'a lancé en témoignant ainsi: «Je suis fils d'agriculteur. Je suis ingénieur et je gagne 3000/mois hors prime. Mes parents ont réussi à dégager 3700 de revenu "imposable" l'année dernière. Je travaille 35 à 40 heures par semaine, ils travaillent... au moins 60 heures. J'ai 8 semaines de vacances. Ils n'ont jamais pris un seul jour. Ils ont tout hypothéqué pour réussir. Alors que ceux qui sont jaloux deviennent agriculteurs.»
Bigoudin lui répond ainsi: «Je ne jalouse nullement les agriculteurs, mais quand on voit la débauche de moyens mis pour cette manifestation, (il suffisait de regarder la télévision) nous sommes en droit de nous demander comment cela est possible. Je sais, car j'ai des amis, petits agriculteurs, qui tirent la langue... je me souviens aussi de l'impôt sécheresse, qui a permis à certains gros agriculteurs de se payer des voitures de luxe, et les petits ne rien voir venir.... Mais ceci est bien orchestré par les grands syndicats agricoles, FNSEA, ou FNDJA, qui tirent les ficelles et qui récoltent la manne pour les plus gros. Maintenant, croyez-vous que les ouvriers gagnant le smic et étant taillable et corvéable à merci soit moins à plaindre, avec les menaces de chômage qui pèsent en permanence sur eux?»
Dentiste continue ainsi: «Je continue sur cette année. Ils ont 50 hectares de pomme de terre de consommation. Actuellement, ils ont du mal à vendre à 25 euros la tonne. En gros, ils perdent de l'argent à chaque fois qu'un camion part. Ils ont le banquier sur le dos, ils n'ont plus de chéquier car la banque commence à ne plus suivre. Pas de salaire ce mois tout en travaillant.»
Amoonlight, lui, ajoute: «Dentiste, les patates de tes parents se retrouvent à trois euros le kilo en hypermarché... c'est là qu'il faut chercher la raison de la misère des agriculteurs pas en entassant des prêts.»
Et vous, que pensez-vous des mesures annoncée par le président de la République et de la situation des agriculteurs en France? Continuez à nous le dire ci-dessous dans les commentaires...
Paul Ackermann