L'avenir de la maison de couture Christian Lacroix en suspens
Créé le 27.10.09 à 12h51
Mis à jour le 27.10.09 à 15h24
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MODE - Le tribunal de commerce de Paris examine mardi les offres de reprises...
La maison Lacroix joue sa survie, mardi. C’est en effet ce jour que le tribunal de commerce de Paris doit examiner, à huis clos, les offres de reprise de la maison de couture, en
redressement judiciaire depuis juin.
Une offre se distingue, celle du cheikh émirati Hassan ben Ali al-Naimi qui propose un partenariat avec le célèbre couturier. Cette offre prévoit un budget global de 100 millions d'euros pour l'apurement du passif, les pertes attendues au redémarrage de la griffe et son développement, selon les avocats représentant le cheikh. Selon Christian Lacroix, le cheikh est déjà impliqué dans le luxe via les grands magasins new-yorkais Saks et Barneys.
Peu de suspens
Selon l'administrateur judiciaire Régis Valliot, «il n'y a pas beaucoup de suspense». Il est «vraisemblable que le tribunal de commerce de Paris retienne cette offre puisqu'elle satisfait les trois critères prévus par la loi : le maintien de l'activité, la sauvegarde des emplois et l'apurement du passif», a-t-il déclaré à l'AFP.
Deux autres offres seront également étudiées, celle de la Financière Saint Germain (ndlr: Haviland, Daum, Lalique) et
celle de Bernard Krief Consulting (BKC). Ces deux offres distinctes pourraient s’associer pour obtenir de meilleures chances. L'Italien Borletti (La Rinascente, Le Printemps) s'est désisté au terme d'un été de tractations.
Dettes
Le repreneur de la maison Lacroix aura fort à faire. L’an dernier, la marque a enregistré dix millions d'euros de pertes pour un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. Elle compte actuellement 105 salariés. Selon Christian Lacroix, le projet auquel il est associé développerait les activités au-delà de la haute couture et du prêt-à-porter féminin de luxe. Il envisage «un tronc commun où la couture rejoindrait le design» mais «le schéma reste à définir précisément», a-t-il expliqué à l'AFP. Ces dernières années, Christian Lacroix a notamment été designer pour le tramway de Montpellier, le TGV-Est et des hôtels.
BKC n'a cependant pas dit son dernier mot. Son offre globale associée à celle de la Financière propose de concentrer ses efforts sur deux activités. Ainsi la Financière rachèterait la griffe et l'exploitation de la plupart des licences, et BKC assurerait le développement de la haute couture et du prêt-à-porter de luxe. Le jugement du tribunal de commerce devrait être mis en délibéré. Une
nouvelle audience aura lieu le 17 novembre.
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