Ronny Turiaf: «J'ai envie de montrer aux Lakers qu'ils ont perdu un bon joueur»

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Publié le 27 octobre 2009.

BASKET - Le pivot des Golden State Warriors a des ambitions en NBA dont la saison régulière commence mardi soir...

Ronny Turiaf est devenu cet été un pilier de l’équipe de France. Un statut qui va peut-être aider l’ancien Lakers (2006-2008) à s’imposer un peu plus au sein des Golden State Warriors. Mais attention aux questions qui fâchent…

Le barnum de la NBA est de retour. 20minutes.fr fête ça en images dans un diaporama à venir...

Que retenez-vous de vos performances à l’Euro cet été?

Je pense que mon passage en équipe de France m’a donné encore plus confiance en moi. A Golden State, ils ont suivi tous les matchs de l’Euro. Ils étaient contents pour moi et ils ont vu que j’étais efficace. Comme on a souvent gagné assez largement, le coach a fait tourner l’effectif. C’est normal. Mais du coup, mes stats ne sont pas aussi bonnes que quand je joue 30-35 minutes.

Comment voyez-vous la saison qui s’annonce?

Plutôt bien. On a une équipe jeune, une équipe qui a envie de gagner et qui assimile bien les consignes du coach. Ca donne une ambiance détendue.

La pré-saison est terminée. Quel bilan tirez-vous des matchs disputés?

On a vu qu’on avait un bon potentiel défensif, ce qu’on n’avait pas forcément auparavant. Maintenant il faut qu’on reste vraiment fixer sur notre objectif: jouer les play-offs. On a un effectif bien en place.

Est-ce que les annonces du départ de Stephen Jackson, votre capitaine, pose des problèmes dans l’équipe?

Non (sec). Ça, c’est votre job pour vendre du papier. Nous, on se donne à fond sur le terrain et on ne discute pas de ça entre nous.

Généralement, on parle des Warriors comme d’une bonne équipe à 3 points, mais pas forcément sous le panier. Votre rôle, c’est d’amener du poids dans la raquette?

Oui et non. Mon job c’est aussi de faire en sorte que les shoots à 3 points se fassent dans les meilleures conditions. En fixant l’adversaire, je libère des espaces pour mes coéquipiers.

C’est votre deuxième saison à Golden State. Quel est votre statut dans cette équipe?

Le coach me demande de prendre plus de responsabilités offensives. Il a confiance en moi, il me l’a encore dit ce matin. Il veut que je franchisse un palier au niveau du confort au sein de l’équipe.

Vous avez rejoué contre les Lakers dernièrement. Ça fait quoi de rejouer contre son ancienne équipe?

Le petit coup au cœur, le petit chagrin est passé. J’ai plutôt envie de leur montrer qu’ils ont perdu un bon joueur et que je suis capable de réussir ailleurs.

Quels sont vos favoris pour cette saison?

Les deux finalistes de l’an dernier [les Lakers de Los Angeles et les Magic d’Orlando]. Cleveland aussi, Boston... Bref, toutes les équipes qui ont dominé l’an dernier et qui se sont encore renforcées cet été.

Cette année, il y a onze Français en NBA, c’est un record. Y’a-t-il une solidarité entre Français?

Oui, on discute tout le temps, on se voit chaque fois qu’on peut. On va bouffer ensemble.

Les championnats du monde de 2010, c’est quelque chose auquel vous pensez déjà?

Non. Chaque chose en son temps. 
Propos recueillis par Matthieu Payen
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