Jugement ce mardi après-midi dans l'affaire Angolagate

15 contributions
Publié le 27 octobre 2009.

PROCES - Parmi les prévenus, Charles Pasqua...

Les 42 prévenus du procès de l'Angolagate seront fixés mardi sur leur sort.  Dans cette vaste affaire de commerce d'armes vers l'Angola au milieu des années 90, un jugement sévère risque de compromettre le réchauffement récent des relations entre la France et l'Angola, pays riche en pétrole.

Au cours du procès qui s'est tenu d'octobre 2008 à mars 2009, 42 personnes ont été accusées d'avoir, soit participé à l'organisation d'un «trafic» de 790 millions de dollars, soit bénéficié de «pots-de-vin7 distribués par les deux associés ayant mis ce commerce sur pied, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak. Six ans de prison ont été requis contre les deux hommes.

Sulitzer


Des personnalités comme l'ancien ministre Charles Pasqua, l'écrivain Paul-Loup Sulitzer, l'ex-préfet Jean-Charles Marchiani ou Jean-Christophe Mitterrand, fils du président défunt, auraient bénéficié des largesses des deux associés. Toutes ont plaidé l'innocence, mais l'accusation a demandé la relaxe du seul Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand. Des peines allant de trois ans avec sursis (Pasqua) à 18 mois ferme (Marchiani) ont été requises contre les autres.

>> Les grandes figures de l'Angolagate: les arroseurs, les arrosés, les politiques...

Dès l'ouverture du procès en octobre 2008, la République angolaise avait demandé le retrait des pièces incriminantes, au nom du «respect du secret défense d'un pays étranger». Une lettre envoyée en juillet 2008 par le ministre de la Défense, Hervé Morin, à la défense de Pierre Falcone, avait par ailleurs été interprétée dans les milieux judiciaires comme une pression du gouvernement français pour faire dérailler le procès.

Navires de guerre


Le ministre affirmait dans ce courrier que ces ventes d'armes de guerre, provenant de l'ancien bloc communiste, n'avaient pas besoin d'autorisation de l'Etat puisqu'elles ne transitaient pas par la France. Chars, obus, hélicoptères, navires de guerre : les deux associés ne contestent pas avoir livré du matériel militaire, mais nient avoir livré 170.000 mines anti-personnel.

Ils affirment que Paris n'avait pas à donner son feu-vert, puisque cet arsenal ne passait pas par la France et que la société courtière, ZTS Osos, était basée en Slovaquie.
Avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr