OM-PSG: qui en veut à qui?

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Publié le 26 octobre 2009.

FOOTBALL - Les supporters sont partis. Les rancunes restent...

Après la journée d'émeutes en plein centre-ville de Marseille à la suite de l'annulation du match OM-PSG pour cause de grippe A, l'heure est au bilan. Les policiers comptent les gardes-à-vue, la mairie de Marseille ramasse les poubelle brûlées et la Ligue de Football Professionnel (LFP) réfléchit à une date - Mais les rancoeurs nées de cette journée seront dures à effacer.




L'OM  en veut à la Ligue et au PSG

Partisans de jouer le match, les dirigeants du club de l’OM sont montés au créneau dans les minutes qui ont suivi l’annonce de l’annulation, dimanche à 14 heures. «Dès samedi, nous avons mis en garde les dirigeants de la Ligue sur les risques d'une annulation de dernière minute. C’était samedi qu’il fallait prendre cette décision», a tempêté Jean-Claude Dassier qui s’apprêtait à assister à son premier OM-PSG en tant que président de l’OM. Le club phocéen  n’a pas tardé ensuite à mettre en cause le PSG, accusé d’avoir fait voyager Jérémy Clément, fiévreux, dans le but de provoquer une annulation du match. «J’ai l’impression qu’il y a eu deux discours. Un discours officiel qui disait: ‘On veut jouer’. Et un discours dans l’ombre», a déclaré José Anigo, le directeur sportif de l’OM.



Le PSG en veut à la Ligue

Qualifiant d’irresponsables les propos d’Anigo, Robin Leproux, président du PSG, a, lui,  pointé les manquements de la LFP. «Samedi à 13h00, quand est tombé le communiqué de la Ligue confirmant le match de manière assurée, j'ai dit sur deux radios: ‘Attention, il y aura peut-être des symptômes pendant la nuit’. J'ai appelé le président de la Ligue (Frédéric Thiriez) pour lui dire que j'étais très très surpris qu'il soit si catégorique, parce qu'il y avait encore plein d'incertitudes sur la tenue de ce match. Il ne fallait pas dire aux supporters: ‘Descendez à Marseille, le match aura lieu’», a lancé clairement Leproux dimanche soir.



La LFP en veut aux supporters.


Attaquée de toutes parts, et notamment par les hommes politiques marseillais, la LFP se défend en insistant sur l’argument scientifique d’une urgence sanitaire. Plus curieux, la LFP doute d’un lien entre l’annulation et les violences. «Il serait hasardeux de faire un lien de causalité entre le report et les incidents», a ainsi affirmé le président de la Ligue Frédéric Thiriez, encore plus accusateur dans L’Equipe de lundi matin. «Prétendre qu’ils (les incidents, ndlr) sont liés au report du match, c’est de l’escroquerie intellectuelle. Malheureusement, ces bagarres étaient programmées.» Autrement dit, elles auraient eu lieu même si le match s’était déroulé normalement.
M. Go.
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