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Pourtant, ceux qui étaient au stade Bollaert ont vu une équipe en totale perte de confiance, dont la combativité intermittente ne masque pas les immenses carences. Quand on joue un match aussi important à domicile, envoyer la première frappe cadrée à la 45e minute (Akalé) est assez symptomatique. Ce qui a déclenché une immense bronca du kop, sur l’air de «Lensois, Lensois, bouge ton cul». C’était juste après l’ouverture de score de Sissoko, au milieu d’une défense aux abois (0-1, 35e). Une révolte après le repos? Même pas. Et c’est Gignac qui en profite pour enrouler sa spéciale dans la lucarne de Runje (0-2, 56e). Comble de l’humiliation, les «Olé» envoyés par Bollaert sur les séquences de passe à dix du TFC. «Dans cette équipe, il y a beaucoup moins de qualités qu’il y a deux ans (l’année de la descente). Mais il y a des équipes qui arrachent des résultats au mental. Il faut qu’on se batte tous ensemble. Si on ne le fait pas, on n’y arrivera jamais», lance Marco Ramos, le défenseur sang et or.
Heureusement, Grenoble fait pire
Car au cœur de la 2e mi-temps, on s’est demandé si les joueurs n’avaient pas décidé de balancer ce match par la fenêtre et de lâcher leur coach. «Si c’est le cas, c’est inconscient. Je pense avoir la confiance de ce groupe. Mon cas personnel? Ce n’est pas le plus important. Si je demande aux joueurs de mettre leur individualisme de côté, ce serait malvenu», estime Jean-Guy Wallemme. Pour lui et ses joueurs, ce matin, la seule consolation est mince: ils ne sont pas lanterne rouge, grâce au parcours cataclysmique de Grenoble.