Le Stade Français n'arrive plus à gagner au Stade de France

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Publié le 25 octobre 2009.

RUGBY - Au Stade de France, les Parisiens n'ont plus gagné depuis cinq matchs matchs…

La voix rauque de Jacques Delmas gronde dans le vestiaire parisien. Comme il a l’habitude de le faire quand son équipe joue à l’envers, l’entraîneur du Stade français a choisi la mi-temps de ce match perdu face à Perpignan (14-20) pour pousser sa gueulante. Une tornade verbale censée aider les Parisiens à retrouver un peu d’allant. Sauf qu’à l’arrivée, Mathieu Bastareaud et ses copains ont une nouvelle fois laissé les 80.000 spectateurs du Stade de France sur leur faim. Et leur bilan en terre dyonisienne est catastrophique: depuis un peu plus d'un an, ils ont concédé 4 défaites et 1 nul sur la pelouse du Stade de France...



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«Le spectacle, il est avant, après, mais pas pendant le match, s’insurge Delmas. J'en suis conscient et le premier navré. On a juste besoin d'un déclic et après, on reviendra ici comme chez nous.» En attendant, ce sont les adversaires des Parisiens qui font régulièrement la loi au Stade de France. «Ici, on arrive à être plus impliqué dans le match parce qu’il y a une grosse ambiance, et on sait que c’est un événement», indique Maxime Mermoz, vainqueur en mai de la finale du championnat au même endroit.


Quatre autres rendez-vous prévus


Les joueurs parisiens, eux, voudraient bien répondre aux attentes de Max Guazzini, toujours prêt à mettre les moyens quand son équipe reçoit hors de Jean-Bouin. Sauf qu’inviter Florent Pagny ou des catcheurs brésiliens n’aide pas à gagner des matchs du Top14. Il en faut un peu plus pour vaincre ce que les joueurs refusent de nommer le «syndrome» du Stade de France. «Je ne vois pas de malédiction, puisqu’on a aussi perdu à Jean Bouin, gronde Rodrigo Roncero. Moi je ne suis pas superstitieux. On ne s’est pas donné les moyens de conjurer le sort dans les premières minutes. Il faudra juste qu’on revoie nos stratégies quand on reviendra ici.»


Pour sa première à Saint-Denis, le nouveau coach parisien a pourtant bien noté une légère inhibition dans son groupe. Une appréhension propre aux grands événements. «Il faut démystifier tout ça et retrouver la raison pour qu'on puisse s'exprimer dans ce stade car il est magnifique. On reviendra ici et on gagnera des matchs.» Il reste donc quatre rendez-vous aux Parisiens (face à Bayonne, Biarritz, Toulouse et Clermont) pour reprendre leurs marques au Stade de France. Histoire de voler la vedette à Florent Pagny le temps d’un après-midi.

Romain Scotto au Stade de France
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