INTERVIEW – Du volant à la manette, le pilote professionnel a contribué au réalisme du jeu…
Que pensez-vous du jeu?
Forza 3 reflète la réalité. Les sensations de vitesse, le freinage et la tenue de route sont retranscrits au mieux. J'ai participé au développement du jeu pour que la conduite s'approche le plus de ce que je ressens lorsque je pilote. Certes on ne peut pas reproduire les contraintes physiques telles que la chaleur de l'habitacle ou la pression de la course, mais je dois dire qu'il y a un certain stress lié au fait de se retrouver en première position dans le jeu, collé par deux concurrents.
Peut-on s’entraîner pour la compétition en jouant à Forza?
Bien entendu! Je passe des heures à «m'entraîner» sur le jeu avant une course, je fais des dizaines de tours de circuit pour m’imprégner de l'ambiance et connaitre le tracé sur le bout des doigts. J'ai aidé lors de la modélisation de certains circuits pour retranscrire chaque bosse et imperfection du bitume. Pour la petite anecdote: lors des sessions d'entraînement sur circuit, lorsque mes coéquipiers conduisent la vraie Peugeot 908, moi je suis dans ma 908 virtuelle pour améliorer encore mes trajectoires. Je m’en sers comme d’un simulateur.
Lors du développement du jeu, émettiez-vous un avis de joueur ou de pilote expert?
J'adore les jeux de courses depuis des années. J'ai donc voulu pousser le réalisme dans le jeu un peu plus loin avec notamment une gestion des forces sur la voiture plus poussée. Mon esprit de joueur était donc comblé avec ce côté très simulation du jeu. Mon œil d’expert est intervenu au niveau du modèle des pistes mais aussi au niveau des temps en course. Je fais les mêmes temps en jeu que dans la réalité, ce qui a conforté les développeurs dans l’étalonnage qu’ils avaient créé.
Pour jouer, plutôt manette ou volant?
Je suis plutôt manette mais je me débrouille aussi assez bien avec un volant!
François Delatouche