Le but de la toute nouvelle Association contre l'ablation des bancs d'Arnaud-Bernard (Acabab) est contenu dans son intitulé. C'est la riposte d'habitants « qui vivent et travaillent là » à l'annonce par la mairie du « déboulonnage » des bancs de la place pour raisons de sécurité. La première manifestation de l'Acabab a eu lieu hier soir, en chansons. Trop tard. Trois des fameux bancs avaient déjà été démontés le matin, avant qu'une vingtaine de riverains sauve les cinq restants en s'asseyant dessus. « Le problème, c'est que la décision de les enlever a été prise par quelques-uns sans aucune concertation », regrette Antoine, de l'association. « Je suis fâché qu'il faille en arriver là, mais ces bancs sont devenus le camp de base des trafiquants », confie un commerçant retraité. W