Ils sont cinquante à avoir franchi le cap. Hier, le CHU de Toulouse a lancé sa campagne de vaccination des professionnels de santé contre la grippe A/H1N1. Prioritaires, quelques infirmières et médecins des services de réanimation et d'urgences se sont succédé pour recevoir une des 5 000 premières doses des hôpitaux de Toulouse. « Je le fais surtout pour ne pas transmettre la grippe à mon petit garçon de 14 mois. Sinon, je ne suis pas sûr que je l'aurais fait, car nous n'avons pas beaucoup de recul sur ce vaccin et ses effets secondaires », assure cette jeune infirmière du service « réa » de Rangueil.
Le débat autour de cette question explique en partie la faible mobilisation. « Ils sont comme l'ensemble des professionnels de santé, ayant déclaré en masse ne pas vouloir se faire vacciner. Le fait que la Haute-Garonne soit très peu confrontée à l'épidémie est aussi défavorable », avance Christiane Tramunt, qui coordonne l'opération au CHU. Seuls 12 à 15 % d'entre eux se font déjà piquer contre la grippe saisonnière. « Je me fais vacciner pour l'exemple et pour éviter de contaminer les patients », assure Henry Juchet, médecin urgentiste, qui estime que « si 50 % du personnel le fait, ce sera déjà pas mal ». Dès lundi, cette mesure volontaire sera étendue aux 13 000 employés du CHU. W