Et dire que sa carrière a failli s'arrêter avant même d'avoir vraiment commencé. Héros de l'OL, mardi, à Anfield Road, où il a inscrit le but de l'égalisation, Maxime Gonalons a bien cru ne jamais pouvoir rejouer au football lorsqu'un staphylocoque doré a été détecté sur l'une de ses chevilles, en juillet 2008. « J'ai vécu des moments difficiles, reconnaît-il. J'ai été hospitalisé durant dix jours avant de suivre pendant trois mois un traitement très lourd qui m'a fatigué. Je prenais quinze cachets par jour, mais malgré ça, les médecins n'étaient pas sûrs de ma guérison et ont évoqué la possibilité d'une amputation. » Le pire a finalement été évité. « J'ai beaucoup travaillé avec le préparateur physique de l'équipe réserve, Guillaume Tora, et il m'a fallu six mois pour revenir. Mais à partir de ce moment-là, je me suis dit qu'il fallait que je donne tout sur le terrain. »
Cet état d'esprit lui a permis de tenir un rôle prépondérant dans l'excellente fin de saison de la réserve lyonnaise, sacrée championne de France l'année dernière. Dans la foulée, l'ancien international des moins de 19 ans a signé son premier contrat pro et intégré le groupe de Claude Puel durant la préparation d'avant-saison. « Les matchs amicaux ont servi de déclic. Mon objectif était de m'imposer en CFA, mais le coach m'a appelé. J'ai su saisir ma chance. » W
S. M.