On vous met au défi : écoutez la pop funk d'Inna Modja sans afficher un sourire béat. Non, n'essayez même pas, c'est impossible. La jeune femme est dans la musique depuis dix ans et a pris son temps pour sortir son premier album éponyme Inna Modja. Du coup, ses chansons, qui brassent le folk à plusieurs influences exotiques, ne sonnent jamais comme de banales resucées de ci ou de ça. Inna a une voix lumineuse. « J'ai pris le temps de découvrir qui je suis artistiquement. Je suis très bavarde mais la musique est mon moyen d'expression. Il ne faut pas que ça sonne faux. »
Fille d'une fratrie de sept enfants brinquebalés entre Bamako, Londres et Paris par un père diplomate et mélomane, Inna Modja (« la sale petite peste » en peul, surnom donné par sa mère) a croisé la route de Salif Keita. « Sa musique m'a marquée mais je ne m'en inspire pas. En revanche, son approche de la musique, si. C'est mon art, je ne fais pas ça juste pour m'amuser. » Radieuse comme un astre, Inna Modja attire les regards et les sollicitations médiatiques. « La promo, c'est sympa, mais j'aime surtout composer, ça me met en ébullition. Là, on m'a demandé de le faire pour une artiste que j'admire énormément [mais dont elle taira le nom]. C'est le bonheur. » W