CINEMA - Le cinéaste reproche à Barack Obama de ne pas «avoir pris la mesure du problème»...
Aux Etats-Unis, «nous sommes complètement démunis en ce qui concerne le piratage sur Internet», a déploré Steven Soderbergh, le réalisateur de
Che,
Ocean's Eleven et
The Informant!, ce week-end aux
rencontres cinématographiques de Dijon. Le cinéaste,
interviewé par
Le Figaro, regrette qu’«il n'existe aucun cadre légal, mais seulement des initiatives privées. Le gouvernement de Barack Obama n'a pas pris clairement position sur ce sujet et ne semble pas avoir pris la mesure du problème. Il est malheureusement silencieux sur cette question.»
Steven Soderbergh ne le cache pas, il regarde avec intérêt la
loi Hadopi, récemment votée en France, et source de
multiples polémiques. En tant que président de la Guilde des réalisateurs américains, son avis a du poids. Le poids de l’industrie hollywoodienne. Dès avril, d’ailleurs, Soderbergh
avait déjà déclaré son soutien pour Hadopi alors qu’une partie du projet de loi avait été rejetée.
En quête de nouveaux modes de distribution
Steven Soderbergh le répète: il est «impératif de tenter de nouveaux modes de distribution et d'essayer plusieurs scénarios. Le problème, pour les plus gros films, sera que, même si vous faites des sorties simultanées salles, vidéo et Internet, vous retrouverez une heure plus tard le DVD vendu dans la rue pour un dollar de moins! Les criminels ne sont jamais à court d'idées!».
>> A lire aussi: l'enquête sur les pratiques culturelles des Français
20minutes.fr