À Orly, le trafic reste très perturbé
Créé le 18.10.09 à 10h09
Mis à jour le 18.10.09 à 10h09
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Usagers à Orly le 29 janvier 2009/Franck Fife AFP/Archives
TRANSPORTS - La grève des employés de Servisair se poursuit pour le cinquième jour d’affilée...
Le trafic aérien au départ d'Orly-sud, en particulier celui d'EasyJet et de Royal Air Maroc, devrait continuer à être perturbé dimanche, pour le cinquième jour d'affilée, par une grève des employés de Servisair, chargé des enregistrements de passagers et du ravitaillement.
Servisair qui a perdu sa licence à Orly, cessera son activité le 31 octobre. Deux sociétés sont susceptibles d'être repreneurs, Europe Handling (services aéroportuaires) et OFS, filiale du groupe de manutention WFS.
«La prestation d'assistance en escale fait l'objet d'une procédure de marché public tous les cinq ans. Servisair n'a pas présenté la meilleure offre cette année», explique-t-on à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), qui sélectionne les candidats.
Les grévistes demandent un engagement des repreneurs à employer la totalité des salariés de Servisair (432 contrats à durée indéterminée) et réclament la présence d'un médiateur pour tenter de trouver une issue au conflit.
«J’aurais aimé être averti avant»
Samedi, le mouvement social a eu un impact sur environ 30% du trafic d'Orly-sud. EasyJet a dû annuler ses sept vols nationaux de la journée, à destination de Nice et de Toulouse, et dérouté ses vols internationaux vers l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.
La Royal Air Maroc (RAM) a également transféré ses vols au départ d'Orly vers Roissy-CDG, à l'exception de deux, dont l'un, en partance pour Casablanca, qui a décollé avec près de trois heures de retard.
Les compagnies ont acheminé les passagers en navettes vers l'aéroport du nord de Paris, en les prévenant des retards éventuels.
«Je viens de faire une heure de taxi depuis Le Bourget (Seine-Saint-Denis) pour me rendre à Orly. J'aurais aimé être averti avant», pestait Jean-Marie, 40 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom, et devait partir en milieu d'après-midi pour Marrakech dans un avion de la RAM.
«Passagers en otage, dites merci au ministère»
«Je suis très en colère. J'arrive de Nice où j'ai dû acheter un autre billet chez Air France pour me rendre à Orly car mon vol EasyJet a été dérouté vers Roissy. Sans ça, je ratais ma correspondance pour La Réunion. Et EasyJet ne me propose aucun dédommagement», a affirmé un passager, interrogé par l’AFP, qui a préféré garder l'anonymat.
«Pour les vols nationaux, les voyageurs ont deux solutions. Soit ils acceptent de partir un autre jour, soit ils achètent un billet dans une autre compagnie et EasyJet leur rembourse la différence», expliquait-on pourtant au comptoir de la compagnie low cost, où des voyageurs arrivaient par petites poignées.
Sous leurs yeux, une cinquantaine de grévistes de Servisair ont défilé durant l'après-midi, utilisant pour se faire entendre des sifflets et des bonbonnes d'eau vides en guise de tambour. «Servisair en colère, y en a marre de la galère», «Passagers en otage, dites merci au ministère», scandaient les manifestants en perturbant l'enregistrement des bagages de passagers d'autres compagnies.
«Nous continuerons la grève tant que nous n'aurons pas rencontré de médiateur», a expliqué à l'AFP Djamel Chettouh, délégué syndical Unsa-SNMSAC.
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, a demandé vendredi que la totalité des personnels de Servisair soient employés par les futurs repreneurs de cette société «dans les mêmes conditions de contrat de travail et selon les modalités prévues par la convention collective».
Avec agence
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