Ambiance électrique demain matin sur le marché de Blagnac pour l'arrivée des Caouéquines. Ces deux véhicules - qui doivent leur nom aux « Caouecs », les Blagnacais de souche - peuvent transporter jusqu' à sept passagers. De 8 h 30 à 13 h, tous les samedis, ils écumeront les parkings qui bordent le centre ancien pour transporter gratuitement les usagers jusqu'aux étals. Avec arrêts à la demande, sur un simple geste de la main.
« L'idée est de favoriser l'utilisation des transports en commun, mais il ne s'agit pour l'instant que d'une expérimentation », insiste Jean-Paul Téjédor, l'adjoint blagnacais aux Transports. En goguette sur la côte basque en période estivale, ces véhicules sans chauffage sont prêtés gratuitement à la commune jusqu'en décembre, puis loués « à prix d'ami » pour le printemps. « Le monde de l'électrique est assez complexe et en pleine évolution. Les batteries reviennent cher et s'épuisent vite. Et les véhicules n'existent pas à la location. Tout cela mérite d'être étudié », ajoute l'élu. Mais gare à l'accoutumance. A Toulouse, les petites navettes électriques gratuites du centre-ville ont débarqué en 2004. Théoriquement pour la durée des travaux de la ligne B. Mais une fois le chantier disparu, difficile de remettre à la rue ses 800 usagers quotidiens. Même s'il s'agit davantage d'anciens piétons que d'automobilistes repentis. « Chez nous, on va forcément transporter un paquet d'automobilistes, ne serait-ce que les salariés du centre ancien qui peinent à se garer les jours de marché », assure Jean-Paul Téjédor. W