FOOT – Après une belle et surprenante 4e place en 2008/2009, Toulouse connaît un début de saison plus difficile. Son entraîneur s’explique…
Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas pour le TFC… pour l’instant. Quinzième après huit journées, Toulouse court après son réalisme et attend qu’André-Pierre Gignac retrouve le chemin des filets. Pour
Alain Casanova, son équipe vaut mieux que ce que son classement indique.
Comment expliquez-vous le début mitigé de votre équipe?
C’est un ensemble de choses. La saison dernière, les adversaires se méfiaient moins de nous. On était promis à la relégation. Cette année, les équipes nous attendent davantage et mettent en place des plans de jeu pour contrer André-Pierre Gignac. On a aussi connu pas mal de pépins physiques, surtout en défense. Les points, c’est une chose, mais dans le jeu je trouve qu’on n’est pas loin de ce que l’on pouvait produire la saison passée. Quatre matchs (Valenciennes, Nancy, Lorient, Lyon) me restent en travers de la gorge, sur ces rencontres on a manqué de réalisme. On a frappé les poteaux, on est tombé sur des gardiens en état de grâce. Je ne suis pas inquiet. Avec plus de réalisme, on serait à 17 points et il n’y aurait rien à dire.
Craigniez-vous que la réussite de la saison passée puisse vous faire défaut?
On n’a rien volé la saison dernière. Il faut arrêter avec cette histoire de réussite. A part un match à Valenciennes, l’équipe a toujours mérité ses victoires.
Trouvez-vous que le TFC n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait la saison passée?
On ne l’a pas du tout eue. C’est sûr. Je pense qu’on a gêné. On ne donnait pas cher de cette équipe sauvée à la dernière journée et avec un entraîneur novice, qui devait s’en aller très vite. On nous a collé une image d’équipe défensive après quelques matchs, qui était réductrice.
Depuis plus de vingt ans, Toulouse n’a pas enchaîné deux saisons de suite dans les dix premiers. Est-ce que ça ne rajoute pas une pression supplémentaire?
Tout le monde en est conscient. Après, il ne faut oublier qu’il y a huit ans l’équipe évoluait en National. Ce club est encore en construction, 60% de l’effectif sort du centre de formation. C’est nous qui le voulons, on a envie de réussir comme ça. On a les moyens de finir dans les dix premiers; il faut juste que les blessures nous épargnent.
Etes-vous inquiet du manque de réussite d’André-Pierre Gignac en championnat?
Après huit matchs, il faut avouer que c’est sa réussite qui nous manque. Il a connu d’autres périodes où il marquait moins, mais je ne me fais pas de soucis: il va retrouver en club la réussite qu’il a en sélection. Dans le jeu, je trouve qu’il a encore évolué. On peut remarquer qu’il perd beaucoup moins de ballons qu’auparavant et qu’il participe plus au jeu.
Etes-vous toujours énervé quand on vous taxe d’entraîneur défensif?
On l’a dit l’an dernier, mais je n’ai pas à me justifier. Je connais assez le football pour savoir ce qui se fait, j’ai une certaine philosophie…Vous savez, il n’y a aucun entraîneur qui demande à ses joueurs de ne pas défendre ou de tous rester derrière. J’ai une rigueur dans mon organisation, mais je peux vous dire que mes joueurs ne sont pas du tout bridés quand ils ont le ballon.
Propos recueillis par A.P.