Le président du Stade Toulousain, René Bouscatel, est revenu sur les remous à la tête du club, révélés par L'Equipe d'hier. Lundi soir, lors d'une réunion du conseil de surveillance présidé par Claude Hélias, ce dernier a proposé une baisse du salaire de Bouscatel. La question du retrait de l'ancien avocat, âgé de 63 ans, a même été posée.
« Je n'ai pas du tout l'intention de prendre du recul ni de me retirer, a asséné l'intéressé, élu en 2008 pour un mandat de six ans à la tête du directoire. Je pense être soutenu par une majorité. Les résultats sportifs militent dans ce sens, et les résultats [financiers] présentés lundi au conseil de surveillance démontrent la pertinence de la gestion du club. » Bouscatel, en poste depuis 1992, est également revenu sur le volet financier de la polémique. « J'ai exercé cette fonction pendant dix ans comme bénévole. Mais il y a sept ans, on a construit un conseil de surveillance et on m'a demandé de quitter ma profession pour me consacrer exclusivement au club. On m'a proposé d'être un président-directeur-général rémunéré. » Et « ma rémunération est beaucoup moins importante que celle que j'avais comme avocat », précise René Bouscatel, avant d'assurer qu'il n'y avait « pas de crise et pas de conflit » au Stade Toulousain. Juste une lutte de pouvoir... W