«Chaque année, c’est pareil», peste Jean-François Pescheux, directeur sportif et technique du Tour. Ce qui met l’ancien coureur en colère ce sont les affaires qui ont précédé la présentation du Tour version 2010. «On nous crée des polémiques juste maintenant, dans lesquels nous n’avons rien à voir, ensuite on n’en entendra plus parler jusqu’en juin», poursuit-il.
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Le parcours 2010 en vidéo:
«Le Tour c’est du spectacle»
Bien sûr, Frank Vandenbroucke n’a pas choisi de disparaître un 12 octobre pour nuire au grand raout du cyclisme, mais les feux rallumés la semaine dernière par l’AFLD contre l’UCI n’ont sans doute rien d’anodin. Jean-Etienne Amaury, le taciturne Pdg d’Amaury Sport, et Christian Prudhomme, organisateur du Tour, ont donc dû répondre aux questions sur cet épineux problème. Et d’une seule voie ils ont appelé «à la réconciliation». C’est tout? Oui, c’est tout.
Surtout pas de vague. Les coureurs et directeurs sportifs évitent cordialement le sujet. «Le Tour ce n’est pas ça, affirme Pescheux. Le Tour c’est du spectacle. C’est ce que veulent les gens.» Et du spectacle, l’organisation du Tour en a donné lors de cette présentation. D’abord avec un retour en images sur le Tour 2009 au son d’une musique digne des meilleurs films d’action d’Hollywood. Puis avec un film rendant hommage aux héros des Pyrénées (Eugène Christophe, Fausto Coppi, Lucien Van Impe,…).
Contador et Armstrong au premier rang
Et le meilleur est à venir puisque le parcours 2010 est un condensé des bons souvenirs d’antan, une sorte d’hommage la légende du Tour de Jean-Paul Ollivier. En plus de deux passages en haut du mythique col du Tourmalet, qui portent à vingt-trois le nombre de cols traversés, soit trois de plus que l’an dernier, les coureurs vont pouvoir goûter aux pavés du Nord de la France. Rien à voir avec les petites incursions de 2004, cette année ce ne sont pas moins de
Le coureur espagnol n’a en tout cas pas l’air de s’en inquiéter, cintré dans son beau costume, qui n’a d’égal que la classe de Lance Armstrong. Tous deux s’ignorant superbement, mais avec le sourire. L’un ne sait toujours pas avec quelle équipe il courra l’an prochain, l’autre pourrait connaître une nouvelle tempête après les révélations de l’AFLD sur l’équipe Astana. Mais, comme toujours, l’important, c’est le spectacle.