REPORTAGE – Le personnage de cire de la députée européenne y a fait son entrée, mardi soir. Une cérémonie chargée en émotion et surchargée en éloges…
De notre envoyée spéciale
C’est promis, elle emmènera
Zohra la voir. Mardi soir,
au musée Grévin, Rachida Dati a rencontré son double en cire pour la première fois.
L’eurodéputée et maire du VIIe arrondissement de Paris, visiblement émue, a confié que c’était «une sensation très curieuse de se voir en trois dimensions, de profil, de dos», et que c’était «une partie de sa vie qui [était] consacrée ce soir» par cette entrée au Grévin.
Avant la présentation de son personnage en cire, l’ex-Garde des Sceaux avait pris place au premier rang du Palais des Mirages, entre ses invités. Parmi eux, Alain Delon, Patrick Balkany, François Sarkozy, Régine, Catherine Lara, sans compter le père, les frères et sœurs de Rachida Dati, ainsi que sa meilleure amie.
«Une authentique star»
Après un discours de la directrice générale de Grévin, Béatrice de Reyniès, remerciant la ministre pour son «enthousiasme» à entrer dans ce lieu «touristique et glamour» de la capitale, Stéphane Bern, membre de l’académie Grévin, a pris la parole. Le spécialiste des têtes couronnées, visiblement en verve, s’est répandu en compliments plus chamarrés les uns que les autres. Il a, entre autres, salué une «étoile de la vie politique française», une «authentique star» dont «le charisme, l’aura et la popularité ne se démentent pas qu’elle fasse partie ou non du gouvernement», avant de dépeindre le parcours de Rachida Dati de Chalon-sur-Saône à la place Vendôme. Une réussite par le travail qui «permet aux jeunes de rêver à une intégration réussie autrement qu’en devenant le prochain Zinédine Zidane».
Après cette abondance d’éloges et la présentation – avec son et lumières - de sa statue de cire, Rachida Dati est montée sur scène et a remercié le journaliste pour son discours, «la première fois en deux ans et demi qu’il y avait autant d’authenticité et de sincérité» dans les paroles, selon elle. Puis elle a évoqué Simone Veil – dont la seconde statue de cire est entrée au Grévin en juillet dernier, et qui sera au côté de celle de Rachida Dati dès mercredi – qui lui a offert sa robe de magistrate lorsqu’elle a prêté serment, et qui a aussi été un soutien indéfectible lors de la disparition de sa mère. Rachida Dati s’est dite «ravie» d’être placée près de cette «femme essentielle», et a espéré en toute humilité: «Elle veillera sur moi».
>> A venir : l’interview vidéo de Rachida Dati
Bérénice Dubuc