J'ai quitté l'enseignement pour le conseil. J'ai multiplié mon salaire par 3, j'ai une mutuelle de bien meilleure qualité, des cartes fréquences/miles qui me permettent de partir en vacances pour pas cher; avec les RTT, j'ai plutôt plus de vraies vacances que quand j'étais prof (où on prépare toujours des cours, les copies à corriger et le temps libre se réduit comme peau de chagrin).
Alors oui les élèves me manquent, mais j'admire les profs qui restent: c'est un métier difficile et les conditions de travail (j'inclus là les vacances) sont souvent meilleures dans le privé.
Une seule vraie différence: j'étais sûre de ne pas être licenciée, maintenant, je ne suis sûre de rien.
Pierre
Justement, aujourd'hui est en ligne sur un blog bien fichu Toutpourchanger un article sur le même sujet.
set99
Et que dire des agrégés et des normaliens qui découvrent ce qu'est devenu le métier de professeur et qui se dépêchent de faire jouer leur piston , leurs relations ( souvent ils sont issus d'un milieu très favorisés genre les meilleurs établissements de Paris ) pour ficher le camp de l'Education Nationale ... Les plus favorisés point de vue culture prennent la fuite ... tirons-en les conclusions qui s'imposent ....
sabeth78
Reflechissez bien avant... plus de longues vacances, une obligation de performance, des horaires a rallonge, des comptes a rendre.... et plus de logement de fonction ni de prime de risque des qu'on est nomme dans un coin un peu difficile....
KZB
Je ne suis pas sûr qu'un commercial qui change d'employeur relève de la même démarche qu'un prof qui quitte l'enseignement. Dans le premier cas, l'environnement, les méthodes, vont certainement changer, mais le coeur du métier reste le même.
L'enseignant, lui, va renoncer à une voie qui s'apparente souvent à une vocation, une mission...
Après des études plutôt longues, un concours difficile, un salaire modeste, et des premières affectations qui vous baladent dans des établissements pour le moins "spécifiques", les premières désillusions arrivent.
Par manque de moyens, le prof qui y croit encore amène son propre tableau blanc, son propre PC et vidéo projecteur, parce que son bonheur, c'est de voir des élèves qu'il intéresse, qui ont envie d'apprendre, de comprendre, de savoir...
Las ! les élèves les plus démunis vont exister autrement dans la classe de 31 personnes. Bruit, provocation, violence, colères, menaces. Alors le prof découvre. La misère sociale, la démission des parents, les mamans seules, perdues, qui attendent des profs l'autorité, le droit chemin...
Elèves retenus ? c'est le prof qui s'y colle ! Et au final, rien. L'élève s'enfonce chaque jour un peu plus dans sa haine du système et de ses représentants. Et puis il rêve un peu, l'élève. D'une console 3D, de chaussures comme les gars qui jouent au foot sur Canal , de scooters qui font siffler le vent dans les oreilles, sans casque, il est immortel !!! Alors le collège, non !
Le prof, adulte, intello et autoritaire, il rêve moins.
D'élèves épanouis, qui dialoguent, écoutent, interrogent, surprennent.
Les années passent et les barrières s'erigent. Ce n'est plus les uns avec les autres mais les uns contre les autres. Et le combat fatigue, use, aigrit parfois.
Mais quoi d'autre ? abandonner ? renoncer ? C'est vrai, le prof hors du collège ou du lycée, il ne connait pas vraiment l'entreprise. Le monde marchand. Et alors,est-ce une tare ?
Et est-ce "pitoyable" que les médias évoquent la question ? Parce que sans doute beaucoup de profs vivent leur situation comme un échec, plus ou moins profondément.
Qu'ils s'éloignent au fil du temps de leur convictions, parce que les réalités sociales, économiques, les rattrapent. Et qu'il ne sont pas préparés pour autant à une autre vie.
Pourquoi est-ce que ceci dérange tant de monde ? Peut-être parce qu'un prof qui échoue, c'est un peu un échec de la société tout entière, un échec qui nous renvoie à nous même, et ça, on n'aime pas forcément...
gegeclermont
Tout le monde a le droit de changer de voie ou de métier. Celui qui fait des etudes Commerce changera de nombreuses fois d employeurs et cela est normal. Si les personnes ne sont pas bien dans leur peau dans un metier qui ne leur apporte pas ce qu ils en attendaient , il changent. Le tort , c est tous ceux qui se lamentent et font porter sur les autres leur mal-etre. quant aux medias qui montent tout ca pour en faire une affaire d etat, c est pitoyable.
J'ai quitté l'enseignement pour le conseil. J'ai multiplié mon salaire par 3, j'ai une mutuelle de bien meilleure qualité, des cartes fréquences/miles qui me permettent de partir en vacances pour pas cher; avec les RTT, j'ai plutôt plus de vraies vacances que quand j'étais prof (où on prépare toujours des cours, les copies à corriger et le temps libre se réduit comme peau de chagrin).
Alors oui les élèves me manquent, mais j'admire les profs qui restent: c'est un métier difficile et les conditions de travail (j'inclus là les vacances) sont souvent meilleures dans le privé.
Une seule vraie différence: j'étais sûre de ne pas être licenciée, maintenant, je ne suis sûre de rien.
Justement, aujourd'hui est en ligne sur un blog bien fichu Toutpourchanger un article sur le même sujet.
Et que dire des agrégés et des normaliens qui découvrent ce qu'est devenu le métier de professeur et qui se dépêchent de faire jouer leur piston , leurs relations ( souvent ils sont issus d'un milieu très favorisés genre les meilleurs établissements de Paris ) pour ficher le camp de l'Education Nationale ... Les plus favorisés point de vue culture prennent la fuite ... tirons-en les conclusions qui s'imposent ....
Reflechissez bien avant... plus de longues vacances, une obligation de performance, des horaires a rallonge, des comptes a rendre.... et plus de logement de fonction ni de prime de risque des qu'on est nomme dans un coin un peu difficile....
Je ne suis pas sûr qu'un commercial qui change d'employeur relève de la même démarche qu'un prof qui quitte l'enseignement. Dans le premier cas, l'environnement, les méthodes, vont certainement changer, mais le coeur du métier reste le même.
L'enseignant, lui, va renoncer à une voie qui s'apparente souvent à une vocation, une mission...
Après des études plutôt longues, un concours difficile, un salaire modeste, et des premières affectations qui vous baladent dans des établissements pour le moins "spécifiques", les premières désillusions arrivent.
Par manque de moyens, le prof qui y croit encore amène son propre tableau blanc, son propre PC et vidéo projecteur, parce que son bonheur, c'est de voir des élèves qu'il intéresse, qui ont envie d'apprendre, de comprendre, de savoir...
Las ! les élèves les plus démunis vont exister autrement dans la classe de 31 personnes. Bruit, provocation, violence, colères, menaces. Alors le prof découvre. La misère sociale, la démission des parents, les mamans seules, perdues, qui attendent des profs l'autorité, le droit chemin...
Elèves retenus ? c'est le prof qui s'y colle ! Et au final, rien. L'élève s'enfonce chaque jour un peu plus dans sa haine du système et de ses représentants. Et puis il rêve un peu, l'élève. D'une console 3D, de chaussures comme les gars qui jouent au foot sur Canal , de scooters qui font siffler le vent dans les oreilles, sans casque, il est immortel !!! Alors le collège, non !
Le prof, adulte, intello et autoritaire, il rêve moins.
D'élèves épanouis, qui dialoguent, écoutent, interrogent, surprennent.
Les années passent et les barrières s'erigent. Ce n'est plus les uns avec les autres mais les uns contre les autres. Et le combat fatigue, use, aigrit parfois.
Mais quoi d'autre ? abandonner ? renoncer ? C'est vrai, le prof hors du collège ou du lycée, il ne connait pas vraiment l'entreprise. Le monde marchand. Et alors,est-ce une tare ?
Et est-ce "pitoyable" que les médias évoquent la question ? Parce que sans doute beaucoup de profs vivent leur situation comme un échec, plus ou moins profondément.
Qu'ils s'éloignent au fil du temps de leur convictions, parce que les réalités sociales, économiques, les rattrapent. Et qu'il ne sont pas préparés pour autant à une autre vie.
Pourquoi est-ce que ceci dérange tant de monde ? Peut-être parce qu'un prof qui échoue, c'est un peu un échec de la société tout entière, un échec qui nous renvoie à nous même, et ça, on n'aime pas forcément...
Tout le monde a le droit de changer de voie ou de métier. Celui qui fait des etudes Commerce changera de nombreuses fois d employeurs et cela est normal. Si les personnes ne sont pas bien dans leur peau dans un metier qui ne leur apporte pas ce qu ils en attendaient , il changent. Le tort , c est tous ceux qui se lamentent et font porter sur les autres leur mal-etre. quant aux medias qui montent tout ca pour en faire une affaire d etat, c est pitoyable.