Attention, atterrissage imminent ! Une Serre Volante de huit mètres de haut se posera demain sur les allées Frédéric-Mistral, avec à son bord, une cargaison de plantes tropicales prétendues ramenées des steppes du Caucase. La venue de ce géant d'acier aux longues pattes arachnéennes est l'un des temps forts de la Novela, le nouveau festival des savoirs toulousain. Baptisée « Aéroflorale », la serre conçue par le collectif d'artistes La Machine mobilise l'imaginaire et la poésie dans le but d'interpeller le spectateur sur le réchauffement climatique.
Pour son concepteur, François Delarozière, faire converger science et art pose la question du progrès : « Est-ce le rêve qui précède toute recherche scientifique ou la recherche qui alimente les rêves de l'homme ? »
Autre lieu, autre rencontre atypique entre les mondes de l'art et du savoir au théâtre du Vent des Signes, transformé toute la semaine en laboratoire des odeurs. Mic Moisseeff, chercheur en biologie moléculaire, y propose des ateliers d'illusions olfactives déroutants. Le vendredi soir, ce « sculpteur d'arômes » prend même le pari d'odoriser un spectacle-concert avec une « machine à effluves ». Pour la comédienne Anne Lefèvre, l'expérience ne manque pas de sel : « J'ai hâte de voir les réactions chez le public ». Concrétisation d'une promesse électorale, la Novela, voulue « populaire » par le maire Pierre Cohen (PS), doit provoquer le désir et la curiosité d'apprendre. « La culture scientifique doit faire partie intégrante de la culture », explique l'édile. Reste à voir si l'événement, très conceptuel dans sa présentation, saura remplir cette mission. W
La Novela, du 13 au 18 octobre. Accès gratuit. Programme complet sur www.lanovela.fr