18h46: 5 minutes de suspension d'audience
18h34: Devant l'étonnement général, Delmas explique ne plus se souvenir qu'il est le parrain de la fille de Gergorin, Mélanie.
Maître Iweins s'étonne: "vous avez tenu ce bébé dans l'Eglise, mais cela ne vous a laissé aucun souvenir?"
18h17: Ah non, finalement, on continue les questions...
Ce sont les avocats de la défense qui prennent la parole.
18h16: les questions s'éternisent, le président veut faire une pause pour faire entrer les témoins... et reprendre, ensuite, les questions à Philippe Delmas
18h: Delmas tourne ostensiblement le dos à Gergorin, qui parle
17h57: "Monsieur Delmas pense que je suis le génie du mal" se lamente Jean-Louis Gergorin
17h54: Selon Lahoud, Gergorin pensait que Delmas faisait suivre tous les consultats qui travaillaient pour lui...
17h53: Imad Lahoud est à la barre, interrogé par le substitut du proc'
Il agite la tête en écoutant la question.
17h46: "Cette relation, Philippe, elle a été très passionnelle, elle a duré 14 ans"
Séquence émotion. "Je n'arrivais pas à comprendre ce qui a provoqué la rupture", continue Gergorin. Petit côté "Les feux de l'amour" au tribunal...
17h45: "Je suis très ému, car c'est une relation passionnel", déclare Jean-Louis Gergorin, à la barre.
Rires dans la salle.
17h29: "Je venais de perdre ma carrière, dans une industrie que j'aimais. L'aéronautique, pour moi, c'était un rêve de gamin".
Quand il a cherché du travail, c'était pas mieux. Comme un "marqueur radioactif".
17h27: Delmas raconte comment il a été mis au placard chez EADS
17h14: "Monsieur Gergorin est un multirécidiviste" estime Delmas
Qui trouve que son arrestation a été très violente, reprise dans la presse internationale.
16h50: Delmas cogne sur Gergorin, responsable de tous les maux
16h36: "A ce moment-là, je sais que c'est une opération de Jean-Louis Gergorin"
16h35 "Pour moi, l'affaire Clearstream, c'est la destruction d'une carrière, une réputation tâchée depuis 5 ans", confie Philippe Delmas.
Il raconte son interpellation par des gendarmes, à l'aérogare de Toulouse.
16h33: Pas de question. On passe à Monsieur Delmas, partie civile
16h32: Denis Robert, "Il est un peu le raton-laveur d'un inventeur à la Prévert"
16h30: Les bancs de la presse, vidés, sont squattés par le public
16h28: "Quand je vois Denis Robert assis sur le banc des coupables..."
Rires. Mais il insiste. "Des coupables". "De mon temps, les avocats connaissaient la présomption d'innocence". Nicolas Sarkozy prend un coup au passage...
16h23: Il dit avoir beaucoup d'admiration pour Denis Robert
Qui fait de l'enquête dans le "dur".
16h20: Gilles Perrault, écrivain, arrive à la barre
C'est un témoin de Denis Robert, encore un.
16h18: L'audience reprend
La salle s'est bien vidée pendant ce temps-là...
15h56: Brigitte Henry et Yves Bertrand ont le droit de sortir
L'audience est suspendue un quart d'heure
15h47: L'avocat de Gergorin vient poser des questions à son tour
Lahoud aurait-il pu avoir accès à des notes blanches? Cela semble impossible à l'ex-employée des RG.
15h43: Jean-Louis Gergorin vient à la barre
Il explique à son tour ses relations avec Brigitte Henry.
15h33: "Pour moi, Yves Bertrand n'a pas une très bonne connaissance des circuits financiers, ce n'est pas son domaine de prédilection", explique son ancienne collaboratrice.
15h18: En juillet 2003, elle le recontacte pour avancer dans le dossier
15h17: "Nous avons parlé 10 minutes d'adoption"
Le reste du temps, Imad Lahoud a parlé du traumatisme de la mise en examen dans l'affaire Clearstream.
15h16: Travaillant en Isère, elle a rencontré Imad Lahoud
"Pour des raisons personnelles", explique-t-elle: elle voulait adopter un enfant. On lui a conseillé de contacter Lahoud.
15h16: Brigitte Henry décline son identité
Elle est entendue comme témoin. C'était une ancience collaboratrice d'Yves Bertrand.
15h15: Cheveux courts roux, parapluie à la main, elle entre dans le tribunal
15h14: Le président appelle Madame Henry à la barre
14h44: Petit cours sur le renseignement, par Yves Bertrand
- le correspondant
- l'informateur
- l'indic
- l'information ouverte
Voilà la liste des sources. "Il faut faire attention aux affabulateurs et aux mytomanes" insiste-t-il "ils sont capables de vous envoyer dans des prétoires". Rires dans la salle.
14h43: "Jean-Louis Gergorin était anxiogène, j'avais du mal à lui dire non", poursuit Imad Lahoud
14h42: Imad Lahoud raconte comment il aurait falsifié les listings
Il a inséré des noms dans des feuilles Excel... Les pseudonymes de Nicolas Sarkozy. Imad Lahoud aurait exprimé des réticences devant Jean-Louis Gergorin qui le "harcelait".
14h21: Denis Robert assure avoir rencontré Yves Bertrand, intéressé par les listings en 2001
L'ex-patron des RG dément.
14h13: Imad Lahoud lève la main, comme à l'école
Il veut intervenir.
14h10: Yves Bertrand demande alors à Imad Lahoud de décrire son bureau...
Imad Lahoud ne se souvient plus de l'étage. Sinon "c'était un bureau tout à fait banal".
14h09: "Je n'ai jamais rajouté des noms sur des faux listings avec lui" continue Yves Bertrand
Jean-Louis Gergorin confirme ce que dit Yves Bertrand: ils se voient pour la première fois.
14h08: "Je ne l'ai jamais vu monsieur Lahoud", répond Yves Bertrand
Hum, décidément, Imad Lahoud se fait beaucoup contredire aujourd'hui.
14h07: Imad Lahoud vient à la barre
Il déclare avoir rencontré Yves Bertrand trois fois, en mars 2004, en présence de Jean-Louis Gergorin.
14h05: Yves Bertrand tâcle Lahoud
Ses déclarations sont des "fables" qu'il faut "manier avec précaution".
14h01: Pour Yves Bertrand, l'auteur de la dénonciation, c'est Gergorin...
Le président le reprend. "Nous commes dans une enceinte judiciaire, nul n'est encore jugé".
13h53: "De bric et de broc, on se croirait dans Louis la Brocante, là"
Pas convaincu par les listings, le patron des RG...
13h52: "Le nom de Flam me dit beaucoup", explique Yves Bertrand
L'ex-patron des RG parle de ses carnets. Ca fait penser à la déposition du général Rondot...
13h47: "CD ou disquette?" demande le président
"Oui, oh CD, je suis pas un expert informatique..." répond Yves Bertrand. Décidément, pas beaucoup d'experts en informatique dans ce procès...
13h44: Le contenu des notes d'Yves Bertrand a été volé...
Il n'a donc plus les dates. Fin 2003 ou début 2004, il a accès aux listings.
13h44: Yves Bertrand, mal remis d'une fracture, témoigne assis sur une chaise, devant la barre
13h43: Yves Bertrand décline son identité
Il s'engage à dire toute la vérité. "Je le jure, je dirai toute la vérité", dit-il d'une voix grave.
13h41: l'audience a repris
Yves Bertrand est appelé à la barre.
13h26: L'audience va bientôt reprendre
On attend notamment Delmas, partie civile, à la barre.
Autre personne importante attendue à la barre cet après-midi: Yves Bertrand, ex-patron des RG, qui sera là en tant que témoin.
Dans son livre, "Ce que je n'ai pas dit dans mes carnets", il parle de Clearstream: "Pour moi, toutes les hypothèses sont recevables ! Compte tenu des éléments dont je dispose, mon intime conviction est que Nicolas Sarkozy a été informé de cette affaire plus tôt qu'on ne l'a dit".
"Je vous certifie que je n'ai jamais rencontré de ma vie Imad Lahoud, pas plus que je ne l'ai manipulé d'une quelconque manière".
Vous avez interviewé Yves Robert, retrouvez ses réponses ici.
11h58: L'audience est levée
11h56: Imad Lahoud donne son adresse mail
Sur Gmail, si ça se trouve, on peut même chater avec lui...
11h46: l'audition du témoin est terminée
11h42: Gilles Peyrolle arrive à la barre
11h40: Il n'y a plus que 7 journalistes dans la salle...
11h39: C'est terminé pour Paul Moreira
11h35: Paul Moreira se dit témoin de l'"acharnement" de Denis Robert
"Il s'en est tenu aux faits". Il salue un bon travail journalistique.
11h31: En 2000, Paul Moreira s'occupait des documentaires de "90 minutes", sur Canal Plus
A ce moment-là, Denis Robert le contacte pour lui parler de Clearstream et des chambres de compensation.
11h29: C'est terminé pour Monsieur et Madame Piloquet
Les témoins cités par Denis Robert, le journaliste d'investigation arrivent. Dont Paul Moreira, journaliste d'investigation.
Les bancs des journalistes se vident.
11h28: Maître Iweins, pour Imad Lahoud, rappelle la réaction de Madame Casanova, contactée par Mediapart
11h27: Imad Lahoud continue à affirmer qu'il n'est pas allé dans les bureaux de M. Piloquet
11h27: "Je n'ai plus de contact avec Madame Casanova (l'ex-stagiaire, ndlr) depuis le décès de son papa", affirme Imad Lahoud
11h24: Maître Pardo, avocat d'Imad Lahoud, arrive avec une facture de restaurant, prouvant qu'Imad Lahoud était à Suresnes.
A voir ailleurs...
Le témoignage de Michel Piloquet, sur Mediapart, c'est par ici.
L'entretien vidéo, c'est là:
11h14: Maître Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, prend la parole à son tour
Il demande des précisions sur les dates.
11h13: Le substitut du procureur passe aux questions
Monsieur Piloquet est seul à la barre. Le substitut veut des précisions sur la façon dont l'incident avec la stagiaire a pu se dérouler...
11h10: Imad Lahoud, lui, dément être venu avec une perche dans le salon des Piloquet...
Rires dans la salle...
11h10: "Je trouve ça curieux que Monsieur Lahoud prétende que j'ai servi d'intermédiaire et qu'il soit venu me dire qu'il avait vu deux fois Nicolas Sarkozy."
11h09: Madame Piloquet s'insurge contre les "mensonges" d'Imad Lahoud
"Jamais monsieur Lahoud et monsieur de Villepin ne se sont rencontrés par mon intermédiaire ou en ma présence. C'est un total mensonge comme il y en a eu bien d'autres formulés par monsieur Lahoud, comme quand il affirmait qu'il était le neveu du président libanais."
11h05: Imad Lahoud dément avoir fait état d'un dîner avec les Piloquet et l'ancien Premier ministre
Selon lui, c'était en début de matinée...
11h04: Mr Piloquet, lui, confirme
Il précise n'avoir rien constaté de particulier sur son ordinateur.
11h03: Imad Lahoud revient à la barre
Il confirme avoir mis en relation la stagiaire (Mlle Casanova) et M. Piloquet. Par contre, selon lui "cet incident n'a jamais eu lieu".
11h01: Il connaît M. Piloquet par l'intermédiaire d'Arnaud de Montebourg
Il l'a informé de sa "crainte que cette histoire soit utilisée comme une manoeuvre pour obscurcir." Edwy Plenel a posé une seule condition: qu'il en parle avant le début du procès.
11h: Edwy Plenel, partie civile, revient à la barre pour parler de l'interview
"J'ai toujours eu pour règle de mettre une cloison entre le traitement par le journal et mon rôle de partie civile."
10h58: Monsieur Piloquet a parlé de l'histoire de la stagiaire en août dernier à Dominique de Villepin
"Pour moi, l'instrusion dans mon bureau n'avait rien à voir avec l'affaire Clearstream, puisqu'à l'époque (2004), j'en n'avais pas entendu parlé".
10h53: "Ouvrir un fichier excel c'est pas de l'astrophysique nucléaire" nous apprend Monsieur Piloquet
Au sujet de sa stagiaire, recommandé par Imad Lahoud, qui ensuite, avait été surprise, en compagnie d'Imad Lahoud, dans le bureau de Monsieur Piloquet. Son excuse: il était dans le quartier, et elle n'arrivait pas à ouvrir un fichier.
10h48: "Imad Lahoud est un bonimenteur, un escroc sympathique"
M. Piloquet affirme lui aussi n'avoir jamais entendu parlé d'un dîner courant 2005, entre Imad Lahoud et Dominique de Villepin.
"Imad Lahoud est un bonimenteur, un escroc sympathique. Il nous a raconté qu'il connaissait Ben Laden. Il nous a raconté qu'il faisait partie des services secrets après un diner..."
10h48: Imad Lahoud a recommandé une stagiaire à M. Piloquet
Un jour, il l'a surprise en compagnie de Lahoud et d'une clé USB, sur son ordinateur.
10h46: "J'ai su par les gardiens de l'immeuble dans lequel on habitait qu'Imad Lahoud était en examen (fin 2006). Sur un plan de voisinage, on a proposé à Madame Lahoud un soutien de voisins. Après qu'Imad Lahoud est sorti de prison, cette relation s'est traduite par quelques dîners".
10h45: "On a eu une relation de voisinage avec Monsieur et Madame Lahoud", confirme le témoin
10h44: "Vous êtes l'ex-beau frère de Dominique de Villepin", résume le président
Décidément, aujourd'hui, Clearstream, c'est une affaire de famille et de voisins...
10h43: la belle-soeur de Dominique de Villepin va s'asseoir
Son ex-mari est appelé à son tour.
10h42: Maitre Pardo sort un dossier de Mediapart sur l'affaire Clearstream
Edwy Plenel se redresse et tend l'oreille...
10h34: "Je n'ai jamais dit quoique ce soit à mon beau-frère au sujet de Monsieur Lahoud"
Dominique de Villepin était très occupé. Elle en a parlé, courant 2006, à sa soeur, lui disant qu'elle connaissait Imad Lahoud.
10h33: Maître Herzog essaie de faire préciser les dates
L'inspection du salon aurait été en "février-mars 2007".
10h31: "Je sentais la femme de Monsieur Lahoud pas très heureuse"
Du coup, elle s'est rendu à un dîner auquel elle avait été invité. "J'ai compris à l'issue de ce diner que c'était la fin de notre amitié, de façon non dite. L'affaire Clearstream tuait tout."
10h28: "J'avais l'impression d'être dans un film de James Bond"
Madame Piloquet estime qu'Imad Lahoud est venu pour la dernière fois chez elle en 2007 "seul, de manière étrange, angoissante. Il est venu un après-midi pour me parler. C'était très confus. Il est venu avec une grande perche, en m'expliquant qu'on était suivi. Il est venu avec une grande perche pour voir s'il y avait des micro dans mon salon. Monsieur Lahoud était extremement confus, très nerveux. Imad Lahoud m'a dit qu'il aurait rencontré 2 fois Nicolas Sarkozy. Il est reparti rapidement." Quelques heures après, elle reçoit un coup de fil de Madame Lahoud "Il paraît que tu as croisé mon mari à la Fnac?".
10h25: "C'est un pur mensonge"
"Je crois savoir que la seule raison de ma présence, c'est qu'à un moment donné, monsieur Lahoud a avancé que j'aurais été un intermédiaire entre lui et monsieur de Villepin, et que j'aurais organisé un dîner chez moi."
"C'est un pur mensonge: jamais ils ne se sont rencontrés par mon intermédiaire. C'est pur mensonge et pur calomnie" affirme la témoin. A l'époque, le couple était voisin du couple Lahoud, et leurs enfants étaient dans la même école.
10h24: Delphine Piloquet, 40 ans, arrive à la barre
"Vous êtes la belle-soeur de Dominique de Villepin", précise le président. Il s'agit de la soeur de madame de Villepin.
10h21: L'avocat d'Imad Lahoud s'énerve
Maître Metzner pose des questions sur une autre affaire, où Imad Lahoud est en examen. "Mais il y a la présomption d'innocence", s'énerve Maître Pardo, rappelant à Maître Metzner que lui, est très sensible à la présomption d'innocence de son client à lui, Dominique de Villepin.
10h19: On parle décidément beaucoup de Madame Lahoud
On apprend maintenant qu'outre ses compétences, elle est violonniste.
10h18: S'en est terminé pour François Gontier
Le président fait revenir Imad Lahoud à la barre. Il lui parle d'une autre affaire, et de la Cob.
10h15: l'avocat d'Imad Lahoud, maître Pardo, parle du "côté escroc" de son client...
10h14: On continue à parler ordinateur...
Pourquoi F. Gontier a-t-il récupérer l'ancien ordinateur d'Imad Lahoud, que le prévenu avait offert à sa soeur. A-t-il payé? Non, il a offert un autre ordinateur.
10h08: Dominique de Villepin: "je ne suis pas un adepte de l'interventionnisme"
"Je n'interviens pas dans les écoles", affirme l'ancien Premier ministre, qui dit ne pas connaître la famille Lahoud.
10h06: Jean-Louis Gergorin arrive à la barre
"Je connaissais monsieur Gontier", reconnaît-il.
10h05: Imad Lahoud s'énerve: "ma femme est brillante"
Elle n'a pas eu les positions qu'elle a occupé par piston, affirme le prévenu.
10h04: "Dominique de Villepin n'est jamais, jamais, jamais intervenu" affirme Imad Lahoud
Ni pour sa femme (qui a travaillé au Ministère des Affaires étrangères), ni pour Zoé (celle qui est allée au lycée français).
10:01: Réunion de famille à la barre
Imad Lahoud arrive.
9h55: Maître Metzner, l'avocat de Dominique de Villepin arrive devant la cour
Il vient poser des questions à F. Gontier.
9h53: "Vous assenez comme ça des déclarations", souligne le président
"Vous êtes conscient des conséquences?". Alors que les déclarations au juge d'instruction et à la cour ne sont pas exactement les mêmes.
9h52: La famille Lahoud a eu une place au lycée français au Liban, pour la rentrée 2004
Grâce au ministère des affaires étrangères. Imad Lahoud, à l'époque, racontait que c'était grâce à Dominique de Villepin.
9h51: François Gontier a récupéré un vieil ordinateur d'Imad Lahoud
Il l'a amené au juge.
9h47: "Monsieur Gergorin, je le trouve paranoïaque par son attitude"
9h45: Il n'avait pas de très bonnes relations avec Imad Lahoud...
Et n'hésite pas à le dire.
9h42: On se lance dans l'arbre généalogique de la famille Lahoud...
En effet, la partie civile a des lien de parenté avec le prévenu. Marié avec une femme qui a le même arrière-grand père qu'Imad Lahoud. "La cousine germaine de mon épouse a épousé le frère d'Imad".
9h40: Avant les témoins, on fait place à une partie civile
François Gontier.
9h39: Les rangs de l'audience sont très parsemés
Avocats, public et journalistes ne sont pas matinaux...
9h38: Le président lit une lettre d'Odile Jacob, partie civile
Elle n'est pas venue à l'audience mais tenait à s'exprimer.
9h36: l'audience est ouverte
Clearstream: le tribunal n'y voit toujours pas clair
Par Vincent Vantighem
«Je dois le confesser. On a un peu de mal à vous suivre...» Face à Imad Lahoud, mercredi dernier, le président Dominique Pauthe a avoué son impuissance à démêler le vrai du faux dans l'affaire Clearstream, jugée au tribunal correctionnel de Paris. Brouillant les pistes, les cinq prévenus ont joué leur partition en solo pendant trois semaines. Avec plus ou moins de succès.
Dominique de Villepin L'ex-Premier ministre est le seul prévenu qui impose le silence dans le prétoire. Mis en difficulté par les notes du général Rondot et les aveux de Jean-Louis Gergorin, Villepin aurait dû tomber K.-O. Mais non. Il a farouchement nié avoir voulu «régler [ses] comptes avec Nicolas Sarkozy». Le tribunal semble persuadé qu'il ne dit pas toute la vérité. Mais ne sait pas comment prouver sa culpabilité.
Jean-Louis Gergorin Il a tout avoué: les lettres du corbeau comme les rendez-vous secrets. Et pour cause, il était persuadé que les comptes occultes existaient. Il espère que le tribunal reconnaîtra sa bonne foi.
Imad Lahoud «Quand on n'a pas le choix, on fait des conneries!» En trois semaines, le mathématicien est devenu le souffre-douleur des avocats et le seul prévenu à provoquer l'hilarité dans le prétoire. A force de se contredire, il a perdu toute crédibilité. Sa situation est mal engagée.
Florian Bourges Le jeune homme par qui le scandale est arrivé noie son ennui dans les barres chocolatées. Il a beau avoir livré les listings bancaires à Denis Robert, la manipulation semble s'être jouée sans lui.
Denis Robert Dès le premier jour, le procureur a reconnu que le journaliste n'avait fait que son boulot. Denis Robert assiste donc aux audiences sereinement. Mieux, il s'est permis de poser des questions à Lahoud la semaine dernière. Avant de s'excuser. Les prévenus ne sont pas là pour poser des questions, mais bien pour y répondre.
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