actualités générales

La taxe carbone doit être «douloureuse» selon Alain Juppé

Alain Juppé dans son bureau à la mairie de Bordeaux, le 29 février 2008.
Alain Juppé dans son bureau à la mairie de Bordeaux, le 29 février 2008./R. DUVIGNAU / REUTERS

POLITIQUE - C'est l'avis du maire de Bordeaux...

Décidemment, Alain Juppé donne de la voix. Après avoir dit que Nicolas Sarkozy se «foutait du monde» sur la taxe professionnelle, et s’en être excusé ensuite, l'ancien Premier ministre a estimé que la taxe carbone devait être «douloureuse» pour permettre «un vrai changement» vers plus de vertu écologique dans les habitudes de déplacements des Français.

«Il faut que ce soit douloureux», a indiqué le maire de Bordeaux devant des journalistes, faute de quoi la hausse des prix des carburants attendue sera sans effet.

Juppé a toutefois refusé de se prononcer sur le niveau souhaitable à ses yeux pour cette nouvelle taxe. Appelée à augmenter progressivement, la taxe carbone doit être de 17 euros la tonne de dioxyde de carbone (CO2) à son lancement en 2010. Elle pourrait monter à 100 euros la tonne en 2030.

«Des alternatives au tout bagnole»


La mise en place de la taxe carbone doit s'accompagner d'«investissements massifs» dans les transports collectifs, a-t-il insisté. «Il faut convaincre les Françaises et les Français que l'on propose des solutions alternatives au tout bagnole. (...) Si les gens ont l'impression que des efforts sont faits, et qu'il y a des améliorations, la mesure passera mieux. Cette logique, j'essaie de l'intégrer dans le travail de la commission de réflexion sur le grand emprunt», a expliqué Alain Juppé, qui copréside ladite commission avec l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard.

Les domaines qui bénéficieront des sommes récoltées par le grand emprunt n'ont pas encore été choisies, a rappelé M. Juppé. Mais une partie de l'argent devrait aller vers «ce qui permet la transition vers un nouveau modèle de développement durable», a-t-il précisé, citant en particulier le développement du fret ferroviaire, car «il faut absolument qu'une partie du trafic de transit actuellement sur la route aille sur le rail».

Et vous, pensez-vous que cette taxe doit passer dans la douleur pour faire changer les comportements?

Avec agence
publicité

Vos réactions

Réagissez à cet article

Si vous êtes inscrit,






lire les conditions d'utilisation

Vous n'êtes pas identifié(e) : votre commentaire apparaitra après modération
publicité

En images / actualités générales

24 heures
publicité
publicité
concours Saint-Valentin
publicité