Stress au travail: «Les méthodes de management actuelles s'assimilent à du harcèlement moral» / Contributions

82 réactions à l'article
  • nadia

    Moi j'ai été l'employé géniale jusqu'au jour où j'ai présenter un certificat de grossesse. En une journée je suis passée de l'employé modèle à la pîre des employée. S'en ai ensuite suivi un harcelement et j'ai été même retrogradé. Après mon congés parental je suis mise au placard et à ce jour on m'a sucré mon RTT on m'a triplé mon trajet trravail maison, on m'a éloigné de mes collègues dans un bureau seul et pire on m'a sucréun RTT que j'avais toutes les deux semaines. Je suis au bout du rouleau

  • Baddays

    Le mal vivre au travail augmente, et c est multifactoriel : les objectifs chargés, des conditions de trravail dégradées, des pit-bull de la reduction des couts, un encadrement au abois ou trop servile, puis le flou dans la definition du mot REUSSITE. Pourquoi est il impossible aux gens de dire ou de se dire "c est réussi ! ". --- Le harcelement est le moyen des médiocres.

  • mado57

    Retraitée depuis plusieurs années, j'ai subi pendant 20 ans la "pression" d'un chef (à l'époque, on n'appelait pas encore celà le harcelement) qui souhaitait me voir partir pour mettre quelqu'un à ma place ; mais malheureusement pour lui, j'avais ce poste depuis 17 ans quand il est arrivé, et un tempérament très fort, les salariés étaient alors considérés..! Je vous passe, les contraintes diverses, les vérifications de mon travail, les vacances que je ne pouvais poser pour être avec mes enfants, etc etc ... il est clair qu'à l'heure d'aujourd'hui, j'aurai confié le dossier aux Prud'hommes. Je suis attérée par l'ampleur prise par ce mal être au travail !

  • chilo

    A part un changement radical de societé quelle solution voyez-vous?
    Déjà avant de naître une femme communique son stress à son bébé,être enceinte est mal vu dans nos entreprises alors que c'est l'évolution naturelle de l'humanité.
    Il faut réeduquer les patrons car c'est eux qui fixent les règles.
    On est vraiment mal partis.

  • chilo

    Le harcèlement au travail, les cadences de plus en plus élevées, les équipes... entrainent du stress de la fatigue qui sont aussi la cause d'accidents de la circulation.Quand on rentre épuisé du boulot on est peut être dangereux sur la route.
    Je ne parle même pas de métiers ou on voit des horreurs pompier,police,médecine...
    Chez soi on peut devenir pénible avec sa famille ou ses voisins,car on ne supporte plus grand chose.
    Chaque jour les journaux apportent leur lot de mauvaises nouvelles.
    On se demande de plus en plus pourquoi faire autant d'efforts.
    Ce n'est pas évident de prendre sur soi et de faire des efforts.
    Ca vous étonne que les français n'aiment pas leur travail? pas moi.
    Pratiquer un art martial et faire le jardin ça m'a beaucoup aidé,On se contrôle très facilement,et on se sent de plus en plus fort. A présent tout va bien.

  • débé

    Dans cet article cette phrase me semble intéressante et mérite réflection:

    Parmi les managers, beaucoup sont là parce qu?ils ont grimpé un par un les échelons de la hiérarchie. Mais la plupart d?entre eux ne sont vraiment pas fait pour cela. Ils ne savent pas comment gérer une équipe et masquent leur incompétence par plus d?autorité et de pression.

    Revenons simplement à des vrais valeurs humaines !!

  • irene69

    Réponse à youyouyou. Trop facile de parler comme ca. Ca se voit que vous ne subissez rien ou soit vous êtes un employeur pour parler comme ca et si ca se trouve vous employer cette méthode. Voilà pourquoi je dis que la solidarité n'existe pas en France. Chacun pour soi et dieu pour tous. Le jour où vous serez dans cette situation (si vous n'êtes pas employeur), vous comprendrez. Pour l'instant a croire ce que vous dites il n'y a que vous qui avez une semaine harasante, je ne pense pas, il n'y a qu'un cadre pour parler comme ca, et bien souvent c'est eux qui harcèlent les ouvriers et employés et qui ne bossent pas, "bien souvent les mains dans les poches a surveiller les autres et dégriner auprès de la hierarchie les employés". Si vous parler que c'est un travail harasant vous me faites bien rire.

  • merlamin

    La manipulation mentale est une technique jouant sur tous les mécanismes (psychologique, chantage, pression, peur ?) du manager vers l?employé. Rien n?empêche les employer d?avoir des techniques d?auto défense (de contre mesure). A la pression d?un manager qui suggère de faire craquer un senior : j?ai pas bien compris, vous pouvez expliquer (jamais il ne le fera). L?intransigeance absolue sur les heures sup : A nouvel charge de travail : la réponse immédiate doit être : Augmentation ? Et si l?ambiance est louche : l?enregistrement de conversation et le repérage d?infraction (avec preuve) protège de tout chantage (hiérarchique, entre deux postes)?

  • Fenrir33000

    Je taff dans une grande entreprise de transports en tant qu'agent de maitrise. Nos cadres suivent eux aussi la mode du harcèlement moral des employés pour les transformer en robots sans vie prêts à vivre et mourir pour l'entreprise, mais j'ai assez de caractère pour envoyer balader mes "petits chefs" et leurs théories fumeuses dignes des pires sectes. Je plains ceux qui tombent dans le mécanisme bien huilé de l'humiliation et la dépersonnalisation de l'être humain au profit de la machine infernale. Courage à ceux qui souffrent, et n'oubliez pas que le plus important est l'humain !!!

  • chilo

    Faut-il attenter à son intégrité ou être le bourreau des tortionnaires.
    Nos parents ont résisté en 40 contre l'oppression.
    Quand on veut se suicidé on a plus rien à perdre.
    On vit une époque terrible ou la frontière entre le bien et le mal va disparaitre.

  • chef2rayon

    Dans la grande distribution comme AUCHAN,le management n'est qu'une série de techniques(harcèlement moral,manipulation) pour dresser les employés de base. Le recours aux vexations est permanent, la fausse convivialité masque des rapports humains impitoyables et l'intensification du travail est au maximum. J'ai parfois honte de mon métier surtout lorsqu'on me demande de faire craquer des seniors jugés trop lents...

  • A_gauche_toute

    Ma pauvre Caroline, 70 heures de travail par semaine....c'est vraiment que vous le voulez bien,arrêtez votre char. Vous devez être du genre carriériste un peu vous non ?
    Moi j'en fais 35 et tout va bien (merci Martine)...c'est sûr que je ne gagne pas des 1000 et des 100 mais au moins je profite de ce qui est essentiel à mes yeux: la famille,les enfants...
    Tout est question de choix de vie. Et je pense qu'on a tjs le choix .

  • youyouyou

    Que de diarrhées verbeuses de la part de nombreux internautes.
    Après une semaine de travail "harassant"!, ils ont encore le grand
    courage de taper (non pas sur le "chef")sur un petit clavier, de se
    plaindre(la France est le pays de la plainte), et de se croire persécutés!! Belle mentalité, heureusement que certains relèvent le
    défi.....les chiens aboient, la caravane passe!!

  • lio2306

    Ils se sentent appuyé par une politique "tout à l'employeur".

  • mcy35

    Le stress conséquence d'un management désastreux
    Cet article rétablit enfin un peu de vérité. Le plan du gouvernement laisse entendre que les salariés stressés seraient malades, qu'il faut donc les soigner et les surveiller pour éviter les crises mortelles. Comme on a préconisé des pyjamas en papier pour juguler les suicides en prison, on préconise pour les salariés des séances avec un psychologue et même des « immeubles anti suicide (!) » à France Télécom comme j'ai entendu dire une fois sans que l'auteur de cette lumineuse idée n'ait cependant osé insister (à ma connaissance...).
    Je pense que les syndicats ne devraient pas être dupes, il faut qu'ils refusent de négocier sur les symptômes tant qu'on ne s'attaquera pas aux causes.
    Or ces causes sont connues : c'est le management par objectif, importé en France (en même temps que le terme ressources humaines) dans les années 90, qu'on appelait au début MPPO management participatif par objectif. Dont on perçoit que le terme participatif aujourd'hui perdu de vue, n'était là que pour nous apprivoiser.
    Il faut remettre l'humain et non résultat au centre des préoccupations de l'entreprise, l'humain n'est pas une ressource (qu'on peut épuiser ou considérer comme une variable d'ajustement !), mais l'humain est le sens, la raison d'être de l'entreprise, l'avoir oublié risque de nous exposer à des lendemains qui déchantent.

  • fleurette

    On parle beaucoup des employés et ouvriers, mais il faut également parler des directeurs de ces sites, qui entendent, lisent les mails, fax du soir au matin envoyés par le PDG ou le directeur financier du groupe, rentabilité, peu importe comment vous vous y prenez mais je veux du résultats, crise ou pas, dégraissez si il le faut on ne peut pas faire de sentiment. Et là-dessus les mails d'insultes, vous n'êtes qu'un pauvre con, c'est quoi ces comptes de merde, et on vous presse tellement, chaque jour un peu plus, que vous perdez tous vos repères, votre confiance on vous, vous vous jugez nul, le sommeil s'en va, nuit et jour vous êtes dans votre structure, vous n'avez plus un moment de repos, les Week End en famille on y pense même plus, vos responsabilités vous rongent, vous perdez 10 kg. Et un jour en prenant votre voiture vous vous dites je fonce comme un malade et je vais m'éclater sur un mur, heureusement vous vous reprenez, vous envoyez CV à tout va et le grand jour arrive, vous signez un nouveau contrat, et vous arrivez devant cet être immonde qui vous insultait, qui vous humuliait avec votre lettre de démission. Et là vous avez envie de faire comme dans la PUB du loto, les pantalons au bas des jambes ou vous présenter en habit d'Adam et lui chanter au revoir Président. Voilà une histoire qui aurait pu tourner au drame.

  • jeanluk

    rien que cette photo d'open space ou tout le monde est exposé ,l'un en face de l'autre me fait stresser...
    les open space c'est l'enfer...

  • Ange06

    L'hypocrisie du système fait qu'en tant client on s'adresse à nous comme à des privilégiés, en revanche en tant que salarié, on ne nous fait pas confiance, ne nous laisse pas notre libre-arbitre, en gros et je parle pour les jeunes, on nous infantilise. C'est stupide, et combien de personne de plus de 40-50 ans ne savent pas mieux qu'un jeune ou n'ont même pas développé de réflexion personnelle ? Bref, tout ça ne veut rien dire. Dans le travail, c'est comme la consommation, ce qu'il faut, c'est donner aux salariés l'envie. A la base, quand on recrute quelqu'un, c'est parce qu'on le pense motivé, qu'il a envie du job et de s'investir. Pourquoi certains font tout pour casser ça en mettant une pression maladroite et contre-productive ???? Vivement que les mentalités changent. Mais quand je vois qu'aujourd'hui en France, l'ignorance fait croire à certains qu'un seul homme avec du bon sens peut tout changer, ben j'me dis qu'c'est pas pour demain ! (J'ai rajouté ça pour pas avoir trop de "recommandation" :) )

  • cill

    J'ai travaillé pendant 20 ans dans une grande entreprise Automobile Française que je viens de quitter "volontairement" pour aller pointer à l'ANPE. J'aurai aussi beaucoup de chose à dire....
    Le pilier de ce nouveau "management" a pour origine ces fameuse clauses de mobilité qui sont incluses dans tous les contrats de travail des grandes entreprises. Celles ci donnent un pouvoir phénoménal à l'employeur. Le pouvoir de casser votre vie professionnelle comme votre privée, mais aussi et surtout ( dans mon cas), celle de votre famille.
    Refuser une mobilité est un motif de licenciement. point....Il faut savoir que rien ne protège un salarié d'être licencié... c'est le pot de terre contre le pot de fer. La loi est du coté des patrons.
    Cette clause permet d'asservir un employé. Il n'ose plus broncher, manifester, se syndiquer de peur d'être repéré (ou alors, il faut choisir le bon " ...."). J'ai eu 2 suicides dans mes collègues de travail très proches.

    Pour revenir sur la forme, comment aussi expliquez-vous cette mode des "départ volontaires", en pleine crise économique, dans les grandes entreprise?. Une bonne dose de stress, une grosse pression ainsi qu'un management dur et le tour est joué.....

    Les politiques veulent faire quelque-chose.... et bien qu'il commencent par revoir cette clause de mobilité qui permet aux patrons de tenir leurs salarié par les c........

  • pivoine

    Ce que personne ne dit c'est que la loi Aubry a été détournée par les patrons qui n'ont jamais autant gagnés d'argent (de la bouche d'un petit patron d'entreprise de nettoyage : 800.000 F sur l'année ), alors que le but était d'améliorer les conditions de travail des ouvriers et de réduire le chômage!!!

  • mickey69

    C'est vrai, il y a parfois des comportements insupportables de cadres.
    Mais pour avoir subi des harcèlements, par 3 fois, je dis que rien ne vaut la résistance : exprimer en face que ça suffit, que si ça continue ça va barder, ne m'a pas empêcher de rester dans ma boite et d'y progresser.
    Alors bien sûr, j'ai peut-être bénéficié de ma position particulière (technicien placé au coeur du fonctionnement de la boite), mais n'empêche, j'ai quand même pris des risque et j'ai bien failli passer à la trappe.
    Plutôt être viré que de me faire piétiner comme une carpette.
    Le problème en France, c'est que les gens n'ont pas de couilles ("des veaux" comme dirait l'autre), sont très bons pour râler par derrière, mais osent rarement l'ouvrir par devant, sont très peu syndiqués et s'étonnent ensuite du manque de dialogue social.
    Et c'est valable dans plein d'autres domaines, par exemple 30% des gens se disent prêts à donner leur sang mais dans la réalité, seuls 4% de français le font vraiment.
    Le manque de courage, voilà de drame de ce pays...

  • servicepublic

    Il est vrai que dans le public, on peut aussi être victime de harcèlement moral. Quand on est cadre A, représentant de l'état, il est possible de subir la loi du silence de la hiérarchie et on vous rappelle expressément votre devoir de réserve au cas où vous auriez envie de dénoncer certains modes de fonctionnement de l'institution. Vous êtes laminé, vous vous expliquez, la hiérarchie fait comme si de rien n'était, puis vous démissionnez , perdez les avantages d'un concours difficile et on vous dit : "taisez-vous !" ou "vous êtes idéaliste !"
    Il est intéressant a posteriori de voir comment un système qui ne parle que de valeurs républicaines comprend nombre de représentants sans intégrité aucune, des personnes carriéristes ne servant non pas l'état mais eux-mêmes ! Bien sûr, on est placardisé à vie - à 45 ans c'est gênant - , le fait de démissionner pour harcélement moral et conflit de valeurs étant fort mal vu. Par contre, on retrouve le sommeil et son équilibre psychique, ce qui n'a pas de prix ! Les fonctionnaires ne sont pas à l'abri de souffrance au travail !

  • TaupeCagneux2

    Le harcèlement est institutionnel pour les classes de préparation aux concours des grandes écoles dans certains lycées . C est une pratique qui est systématique par certains professeures et professeurs qui utilisent l humiliation pour essayer d éliminer les plus faibles psychologiquement. Pour bizarre que cela puisse paraître, ceux sont les filles , peut être supposées plus fragiles, qui subissent le plus d humiliation des professeurs et professeures. Ceci ce fait dans une ambiance de compétition ( ou tous les coups bas) semblent permis, aggravés par des bizutages qui sont des entreprise d élimination par la terreur des nouveaux. Mais, le plus grave est que toute l administration du lycée et les professeurs perpétuent ces pratiques pour avoir une bonne statistique de reçus. Mais, quand on sait que des professeurs font sentir qu ils sont membres des commissions des concours, nous atteignons les sommets de l immoralité.

  • adreamer

    instruisez-moi.. si je suis flexible, m'assure t-on la prise en charge de mes frais de déplacement hors un salaire digne ce si je me retrouve à plus de 100 km de mon lieu de travail, ainsi qu'une indemnité conséquente de flexibilité pour me laisser jeter sans sourciller d'une boite. dites-moi aussi que si j'ai des enfants, il y a une prime d'adoption temporaire pour payer les personnes qui s'occuperont d'eux, des fois qu'il n'y ai pas de prime de logement, pour que je puisse emménager un peu plus près de mon nouveau job, qui en fait deviendra assez rapidement, mon ancien job. c'est bien ça la flexibilité ?...

  • Mitsy79

    Bonjour,
    pour ma part, j'ai travaillé pendant des années en tant que commerciale pour un groupe américain et effectivement j'ai vu l'environnement se dégrader.
    Au début honnêtement celle ci était excellente, je me levais le matin avec une envie de retrouver mes collègues et mon bureau. Petit à petit la délocalisation et l'augmentation excessive des objectifs a sournoisement dégradé l'ambiance... mon poste a été transféré en Afrique du Nord un vendredi et ma manager m'a demandé de choisir une nouvelle équipe commerciale pour le lundi d'après... mon projet professionnel à l'époque s'accès plus vers de l'encadrement d'équipes administratives mais bon face à cette annonce je n'avais pas le choix et mon projet professionnel la société ne s'en souciait pas. J'ai donc changé d'équipe, de poste, de collègues et de manager. La facilité d'intégration et d'adaptation était nécessaire.
    J'ai suivi mon petit bonhomme de chemin en montant les échelons et j'ai eu la chance de travailler avec des managers compétents tant au niveau professionnel que humain. Cela dit pour moi mon job était un job et cela se limitait à ça. J'ai souvent eu des réflexions de collègues me disant que je n'étais pas "corp" lorsqu'une nouvelle annonce nous tombait dessus en faveur de l'entreprise et non des salariés et que je n'y adhérais pas. Nous avons dû accepter sans broncher une expansion terrible des objectifs, une disparition sans explication des primes, une diminution des RTT (nous sommes passé de 2 RTT/mois à 10 par an). En gros on nous demandait plus chaque années et on nous récompensait de moins en moins que ce soit en salaire ou en félicitations (ça ne coute pas bien cher d'encourager un salarié, un "c'est bien" ne tue pas!)
    Les heures ne se comptaient pas, moi les 70h par semaine je les ai faites pendant des années mais je savais que mon salaire en dépendait et mon évolution aussi.
    Bref une fois atteint mon évolution maximale, j'ai changé d'équipe, j'ai levé le pied car je me suis aussi rendue compte que je n'avais plus de vie privée et les réflexions sont arrivées "tu pars à 18h ? ce n'est pas normal.", "tu prends des pauses dans la journée pour aller fumer une cigarette ???" (je prennais 4 pauses de 5 à 10 min... ouh la la c'était trop sur ma journée de travail) bref mes nouveaux collègues qui eux n'attendaient que d'évoluer et d'être dans les petits papiers de notre manager me surveillaient et notaient tous mes faits et gestes... et j'ai eu droit à des entretiens avec mon manager pour me justifier sur mes hres. Heureusement pour moi mon travail était toujours de qualité et mes clients très satisfaits. Je pense qu'à la moindre erreur j'aurai eu droit à une pression encore plus forte. Puis un jour à force de subir tout cela j'ai craqué, j'avais aussi d'autres soucis en dehors du bureau et j'ai décidé de mettre un terme à cette relation professionnelle. Un nouveau bras de fer s'est ouvert avec le management et la RH mais j'ai tenu bon pendant un mois et finalement un accord a été conclu, j'ai retrouvé ma liberté. Je pourrai écrire un livre sur les méthode de management, le fait de monter les collègues les uns contre les autres quand ils trouvent des personnes malléables (diviser pour mieux régner), les soirées et sorties organisées uniquement pour les salariés où l'alcool coule à flot, les restaurants d'entreprise afin que vous ne sortiez pas du bâtiment, etc.
    Pour ma part j'ai beaucoup de bons souvenirs de ces années car justement je n'étais pas "corp", j'avais le recul nécessaire je pense. Un job est un job on peut en changer même si c'est la galère pour beaucoup de monde, mais pour ceux qui sont "corp" la chute est rude car ils sont trop impliqués et tombent de très haut lorsque les choses tournent. Les jugements de valeurs sur les salariés, les remontrances en public, pousser à perdre confiance en soi est une méthode bien rodée dans beaucoup de boîtes... D'ailleurs quand je croise un de mes ex collègues qui me disait que je n'étais pas "corp", aujourd'hui ils me disent tous "tu as bien fait de partir, c'est de pire en pire"... chacun ses choix. Cette société a licencié environ 200 personne sur 2009 et apparemment d'après ce que je sais un appel au volontariat avait été lancé, plus de la moitié de l'effectif actuel s'était proposé.... n'est ce pas un signe de mal être dans cette entreprise ???

  • raiman59125

    Le côté humaniste et paternaliste des entreprises a disparus avec la fin des entreprises familiales, à ce jour, se sont les actionnaires qui font la loi et, vu qu'ils veulent toujours plus de rentabilités, cela implique forcément que se soit les salariés du bas de l'échelle qui trinquent, ils se font harceler par les petits chefs d'équipe qui eux même se font harceler par le cadre qui gére ses petits chefs.
    Les cadres se font harceler par les assistants managers qui se font harceler par les managers pour avoir toujours plus de résultats et pour baisser les coûts de production.
    Vu que l'on vie dans une socièté qui ne tourne qu'autour de l'argent, pour essayer de faire tenir le système du toujours plus pour toujours moins, on met en place des politiques de salaires individuels qui poussent tout à chacun à se désintéresser des problèmes des autres et de se concentrer seulement sur sa propre performance. On en oubli donc les principes d'entraide qui existaient avant dans les moyennes et grandes entreprises.
    L'individualisme est de plus en plus présent dans l'entreprise et aussi bien quand sa va bien que quand sa va mal.
    Aujourd'hui les salariés jubilent quand un de leur collégue a des problèmes, ils se disent, c'est bon celui la à la fin de l'année, il aura pas d'augmentation, sa en fera plus pour moi, et pareil quand il y a des revendications à formuler, le jour ou celle-çi sont remontées à la hiérarchie, on vient les voir pour leurs demander ce qu'il se passe, la réponse est :RIEN, RIEN, tout va bien.
    La peur est omniprésente dans les entreprises, et les managers en jouent à mort, c'est leur point de force, il arrive à mettre du stress sur la tête du salarié, en lui faisant comprendre qu'il n'est pas irremplaçable, qu'il doit penser à en faire plus et mieux tout le temps.
    Les objectifs sont tous les 6 mois revus à la hausse, la pression est donc de plus en plus grande.
    Il y a beaucoup d'entreprise qui fonctionne aussi avec des espions parmis les ouvriers, ils sont la pour remonter aux cadres les noms des ouvriers un peu vindicatif et rebel ou proche des syndicats comme cela, celui-la, on le tient à l'oeuil et on ne lui fait pas de cadeau, et c'est souvent la que les pressions commencent, elles sont souvent sournoises puis un peu plus appuyées jusqu'à ce que le salarié craque et se met en maladie, la on lui fera des contrôles de la médecine du travail, on lui dit qu'il dérange le bon fonctionnement de l'entreprise et après onfait tout pour le jeter.
    Après il y a aussi le système du placard, on ne donne que des tâches de merde au salarié qui à plus de 10 ans d'ancienneté, ou on lui bloque ses évolutions par le biais d'un pretexte bidon, les techniques sont multiples pour destabiliser un salarié.
    De plus, j'ai le sentiment que l'inspection du travail est souvent corrompue et, les syndicats, j'en parle même pas, c'est parfois encore pire, soit ils le font pour se protéger eux-mêmes ou alors pour les avantages que cela donne.
    Le stress vient également des horraires, de la pénibilité, de la flexibilité et du turn-over qu'il y a dans les moyennes et grandes entreprises.
    Le monde du travail actuel n'est plus celui de nos grands parents, aujourd'hui c'est marche ou crêve, et en silence SVP.
    La dignité disparait, le savoir vivre aussi, le respect, je n'ose nême plas en parler, c'est un catastrophe.
    Dans mon entreprise, pour évoluer, il ne faut pas être bon au travail, il faut être un enculé qui ne va pas réfléchir à ce qu'on lui demande, il doit appliquer tout ce qu'on lui dit. TU vire celui-la, tu mets la pression sur l'autre, lui tu le mutes ailleur car il s'entend trop bien avec ses collégues et c'est un meneur d'homme, on fait tout pour diviser et mettre les salariés en concurence.
    Chez nous, ce qui marche le mieux pour évoluer, c'est la dénonciation et les fausses dépositions, alors sa, sa fonctionne du tonerre.
    Tous les chefs d'équipes cadres ou assimilés cadres ont moins de diplômes que les ouvriers, de ce fait, ces personnes savent qu'ailleurs ils ne seront rien et tiennent donc par tous les moyens à tenir leurs places, et ils deviennnent des gros pourris complétement déshumanisés qui font régner la terreur dans leurs équipes.
    Ils ont leurs petits chouchou qui ne foute rien mais qui sont la pour les remontés d'informations. C'est le même principe que pendant la guerre, les indic pour le compte des allemands. Voila ce qu'est devenu l'entreprise, un milieu dure et sadique ou les jeunes découvrent le monde du travail, alors soit il se plient aux rêgles ou alors ils dégagent vite fait, ou pire finissent en dépression ou encore pire à la morgue et pareil pour les personnes qui ont plus d'ancienneté soit ils acceptent tout, ou on fait tout pour les faire quitter le navire, et si sa ne suffit pas, on les poussent vers la sortie, peu importe comment, L'humanisme n'est plus du tout le souci de t'entreprise d'aujourd'hui.
    Le mot d'ordre c'est le profit coûte que coûte...

  • NestaLee

    C'est bien beau de mettre à l'index le privé mais il existe autant de stress, de souffrance au travail et problèmes psychosociaux dans le public voire plus. Le service public est une grosse machine qui broie et jamais ses dirigeants ne sont condamnés car le procureur qui n'est pas un magistrat mais l'exécutant des ordres du gouvernement(ministère de la justice)refuse d'ébranler les piliers du temple. Dans mon établissement public combien de salariés souffrent de dépression à cause du management. Certains pointent du doigt les syndicats qui ne font rien, moi je peux témoigner que la CGT se démène, dénonce, agit, témoigne, assiste, conseille et s'expose même à des sanctions et des menaces de mutation et de licenciement.L'évolution des carrières de militants est stoppée, plus aucun dialogue social. Tout le monde est au courant mais personne n'agit à part ces délégués syndicaux CGT au courage exemplaire dont tout le monde salut la probité et l'engagement.

  • moidurhone

    tu m'étonnes que la fille de l'article est stressée ! elle passe 7O heures à son job, sa chaise longue elle l'a trouvera chez elle, pas au job !faut qu'elle arrête, elle n'a meme pas le temps de se reposer et de dépenser l'argent qu'elle gagne...

  • W

    Il y a quelques années, un collègue m'a fait découvrir le "Principe de Peter". C'est la description parfaite de ce qui arrive bien souvent hélas. Tapez l'expression sur google, c'est édifiant.

  • marlot

    Monsieur l'aventurier

    Vous venez à la rescousse du patronat et des managers qui pressent les salariés comme des citrons mais vous avez oublié un petit détail, sans les salariés les entreprises n'existeraient pas, sans les salariés, pas d'activité, pas d'argent qui rentre dans les sociétées et dans celles des actionnaires qui s'engraissent sur la sueur des salariés.
    Ce sont les salariés qui font vivre les entreprises!!

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