A l’instar du rugby à VII, le golf va intégrer le programme olympique lors des Jeux olympiques 2016 à Rio. Si la décision a été aisée pour le rugby (81 voix positifs contre 8 négatifs), le golf a dû s'accrocher pour convaincre.
Est-ce la première fois que les golfeurs participent aux JO?
Non. Et d’ailleurs, le golf a déjà été sport olympique en 1900 et 1904 avant d’être retiré du programme, en raison d’une brouille entre le Royal and Ancient Golf Club of Saint-Andrews, l’autorité mondial du golf, et le CIO. «A l'époque, seul le Canada et les Etats-Unis avaient pris part au tournoi olympique, ce n'est pas très universel», reconnaît Christophe Muniesa, directeur exécutif de la Fédération française de golf. En 1992, une demande est déposée, mais le golf n’assure pas que ses meilleurs joueurs participent à l’événement et le CIO apprécie moyennement qu’on prenne les JO pour une compétition de seconde zone. Cette année, c’est donc à renfort de grosses pointures, Tiger Woods en tête, que le golf présente sa candidature. Les quinze meilleurs joueurs auront d'ailleurs obligation de participer au tournoi olympique. Un événement de plus à caser au milieu des deux circuits, l'USPGA et l'EPGA.
Pourquoi le golf souhaite-t-il devenir olympique?
Et les greens à Rio, ça donne quoi?
Evidemment, c'est la question à se poser. Rio ayant été choisi pour accueillir les Jeux en 2016, il va bien falloir trouver un green de stature internationale. Christophe Muniesa pense que ce sera le Gavea Golf and Country Club: «C'est un parcours qui a déjà accueilli un tournoi PGA [en fait, il s'agit de l'Itanhanga Golf Club] et le mettre aux normes internationales n'est pas très compliqué.» Il reste un problème néanmoins, le Gavéa Golf se trouve à un swing de la favella de la Rocinha. De plus, le budget prévisionnel déjà très élevé de la candidature de Rio ne prévoit pas la construction d'un 18-trous. Mystère donc pour le moment.