FOOTBALL - L'ailier lyonnais devrait débuter sur le côté droit face aux Iles Féroé...
Un tibia qui se brise, une cuisse qui claque, un genou qui grince… Quelque soit le tracas, Raymond Domenech tient sa solution de dépannage. Depuis cinq ans, Sidney Govou est toujours là, prêt à remplacer les éclopés sur une aile ou en attaque. L’international lyonnais, qui devrait débuter face aux Iles Féroé samedi, s’est construit l’image du suppléant idéal. Un joueur habitué à écourter ses vacances pour pallier un forfait de dernière minute. Celui de Giuly à l’Euro 2004, de Djibril Cissé pour la Coupe du Monde deux ans plus tard. Avec le temps, le joueur est forcément devenu incontournable.
Même s’il se passe souvent de lui, Raymond Domenech présente l’attaquant lyonnais comme l’un de ses cadres: «
Sidney n'est pas un numéro, il fait partie de l'équipe, il a fait toutes les campagnes, il apporte de la stabilité, on connaît son poids dans une équipe.» Le temps d’un match ou deux, il devrait aussi résoudre le problème du couloir droit, tantôt confié à Anelka, Ribéry, Gignac et même Luyindula.
Blessures et garde à vue
Aurait-il foulé la pelouse du Roudourou
si Gourcuff n’avait pas renoncé au voyage en Bretagne? Le capitaine de l’OL ne semble pas vraiment préoccupé par le sujet. «Je pars en sélection l'esprit léger, tranquille et je compte bien apporter mon état d’esprit de vainqueur», confiait-il avant de rejoindre ses coéquipiers. Ces derniers mois, cela n’a pas toujours été le cas. Sidney Govou digère à peine une saison noire, émaillée, dans l’ordre, d’une blessure au genou, aux ischio-jambiers, d’une rupture du tendon d’Achille et d’une garde à vue pour un taux d’alcoolémie au volant un peu trop élevé.
A nouveau sur pied, le trentenaire sait qu’il sera observé
dans un match où l’équipe de France joue une partie de son avenir: «Pour le moment, on nous voit aller en barrages. Ce sera difficile de les éviter, mais on ne sait jamais, un faux pas des Serbes peut arriver et après… Pour moi, c’est encore jouable. Il faut y croire jusqu’au bout», glisse l’attaquant lyonnais, toujours gonflé à bloc. Pas vraiment étonnant de la part d’un joueur étiqueté comme roue de secours.
R.S.