OLYMPISME – Les sportifs du monde entier ont rendez-vous en 2016 dans la ville brésilienne…
Le saut de joie de Lula, les larmes de Pelé. L’émotion était grande à Copenhague dans les rangs de la délégation brésilienne. «
J'ai 63 ans, j'ai vu beaucoup de choses dans ma vie et je pensais que je ne pourrais jamais devenir émotif mais là, je pleure plus qu'aucune autre personne présente, confessait le président brésilien. C'est le jour le plus émouvant de ma vie.» Il faut dire que le CIO a su ménager le suspense.
Trois tours de vote, une interminable attente au moment du verdict et la voix impassible de
Jacques Rogge, le président du CIO, ont fait monter la pression jusqu’à son maximum pendant toute la journée de ce vendredi. Et puis enfin: «Rio de Janeiro».
Revivez ici la désignation de la ville hôte des JO 2016
A l’autre bout du monde, une explosion de cris d’allégresse a retenti. La plage de Copacabana s’est levée d’un coup. «C’est une joie immense, je n’ai pas de mots pour le dire. Le Brésil le méritait, c’était son tour», déclarait un étudiant brésilien.
>> A venir sur 20minutes.fr un reportage de notre correspondante à Rio-de-Janeiro
En effet, l’Amérique du Sud n’est plus désormais le continent oublié par le mouvement olympique. «
Le CIO a choisi une candidature très forte avec la superbe valeur ajoutée apportée par le fait de donner les Jeux pour la première fois à un continent», a reconnu Jacques Rogge. Mieux encore, le Brésil va devenir le centre du monde sportif puisqu’il a déjà obtenu l’
organisation de la Coupe du Monde de football 2014.
Indépendance?
L’élection de Rio ne représente qu’une demi-surprise quand on sait que le Comité international olympique fait de l’ouverture un principe. La
Chine émergente a eu ses Jeux en 2008, la
Russie renaissante aura les siens en 2014. Le risque financier, les incertitudes de faisabilité, la misère locale ne font plus frissonner des membres du CIO. Au contraire même, en éliminant Chicago au premier tour, ils ont envoyé un signe fort d’indépendance:
le pouvoir économique de McDonald et NBC ou même
le pouvoir politique de Barack Obama n’ont aucune prise sur le monde olympique.
Le parcours de Madrid, finaliste malheureux mais parti de très loin, démontre que
l’ombre de Juan Antonio Samaranch, l’ancien président du CIO, plane encore sur les instances olympiques. Mais là encore, les votants n’ont pas voulu se faire dicter leur choix. Une chance pour Rio… et pour
Venise et Rome qui en voyant que les Jeux de 2016 ne se passerait pas en Europe, a officialisé sa candidature pour 2020.
M. P. avec agence