Alain Cayzac: «Antoine Kombouaré monte au créneau quand il faut»

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Publié le 29 septembre 2009.

INTERVIEW - L'ancien président du PSG apprécie la communication offensive du club parisien...

Président du PSG de juin 2006 à avril 2008, Alain Cayzac a connu l’ère du mutique Paul Le Guen. Il revient sur son expérience (qu'il avait déjà évoquée dans le livre « Passion impossible») et dit apprécier la façon de faire du colérique Antoine Kombouaré qui a défendu Claude Makelele, lundi soir, après les critiques de l’entraîneur lorientais Christian Gourcuff.

 

La colère de Robin Leproux contre Jean-Michel Aulas la semaine dernière, la sortie d’Antoine Kombouaré lundi… Ressentez-vous un changement dans la communication du PSG?

Bien sûr. Et je trouve que tous ces gens communiquent plutôt très bien. On sent que c’est coordonné et que le président et l’entraîneur se sont répartis les rôles. Un peu comme ça se passe à l’Olympique lyonnais depuis quelques années. Le président Robin Leproux s’occupe des sujets qui concernent la présidence comme lors de son altercation avec Jean-Michel Aulas. Antoine Kombouaré prend en charge les polémiques sur les joueurs et sur l’équipe.  

Est-ce qu’un président de club pense à la stratégie de communication du club  avant de choisir son entraîneur? Est-ce que le PSG a pu recruter Antoine Kombouaré pour sa façon de s'exprimer?

Non. Antoine Kombouaré a été recruté pour son expertise technique. La façon de communiquer ne peut pas être un facteur de recrutement. Mais  c’est toujours bien d’avoir à la tête d’une équipe des hommes comme Gérard Houllier ou Arsène Wenger qui savent faire ça. C’est la cerise sur le gâteau. Car même coordonnée,  la communication dépend  forcément de la personnalité des acteurs.  On ne peut pas forcer quelqu’un qui n’a pas envie de parler à s’exprimer. Antoine Kombouaré monte au créneau quand il faut et notamment quand son équipe est attaquée. C’est une évolution positive pour le PSG.

A votre époque, comment vous répartissiez-vous les rôles avec Paul Le Guen ?

La question ne s’est même pas posée à l’époque car j’avais un entraîneur qui ne voulait pas parler. J’ai pourtant poussé afin que nous faisions des interviews ensemble. Mais Le Guen ne s’exprimait seulement que quand il était obligé, c’est-à-dire avant et après les matchs. Du coup, c’est moi qui me chargeais directement de cet aspect des choses en liaison avec un directeur de la com‘.

Propos recueillis par Matthieu Goar
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