Copé est resté Sanson

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Publié le 28 septembre 2009.

MUSIQUE - Il les aime ses Musik'Elles, Jean-François Copé. Au point de s'afficher samedi avec Véronique Sanson pendant l'édition 2009 du festival musical au féminin...

De son propre aveu, le maire de Meaux est fan de Véronique Sanson «depuis ses 18 ans». Quand l'artiste l'invite au dépourvu pour entonner Bahia avec elle, il ne se fait donc pas prier pour la rejoindre. Puis se met à se trémousser, osant même un couplet en solo plus ou moins heureux.

Soudain, il perd de sa superbe quand la dame blonde se saisit de sa main pour la porter sur son sein en susurrant son désormais célèbre «caresse moi, ho, caresse moi!». Il n'en mène pas large, le maire de Meaux. Pourtant son calvaire ne fait que commencer. Véronique Sanson, déchaînée, paraît bien décidée à ne pas lâcher sa proie.

Deuxième version

L'artiste reprend le piano, cette fois pour entonner une ritournelle plus gauloise. Coppé l'entend alors attaquer un vibrant «il faut que je pète, il faut que je chie, sinon je vais mourir».



Le public est hilare. Le patron du groupe UMP de l’Assemblée en reste sans voix. Car elle dure, cette paillardise, cinq longues et douloureuses minutes d’improvisation sur le même thème scabreux. Le temps suspend son vol, Véronique poursuit son hymne au vent.

Quand enfin Copé parvient à se tirer de ce guêpier, c'est une ombre qui se glisse dans les coulisses, sous les bravos moqueurs. Sanson chante alors à tue tête: «Je n'ai pas de regrets».
Axel Chanal
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