FOOTBALL - Après la visite éclair du président lyonnais dans le vestiaire de l'arbitre à la mi-temps de PSG - Lyon...
Mis au courant d’une discussion (assumée) de Jean-Michel Aulas avec l’arbitre
à la mi-temps du match PSG – Lyon (1-1) de dimanche dernier, l’entraîneur parisien a dénoncé un comportement «grave» de la part du président de l’Olympique lyonnais. «C'est interdit de venir à la mi-temps, c'est trop grave. Discuter pour dire: «Je ne suis pas d'accord», ça peut arriver à la fin du match. A la mi-temps, ça ne se fait pas. Je vais même aller plus loin,
tu peux non seulement gueuler mais aussi soudoyer l'arbitre si tu veux», s'indigne le coach parisien au micro d'
Europe 1.
Monsieur Aulas sait que ce n'est pas bien ce qu'il a fait
Pendant la rencontre, les Parisiens se sont fait rejoindre en fin de rencontre sur un but de Bafetimbi Gomis en position de hors-jeu. Selon Kombouaré, cette entrevue a pu permettre à Aulas de mettre la pression sur Fredy Fautrel en deuxième période. «Monsieur Aulas, ou n'importe quel président doit attendre la fin du match pour venir voir l'arbitre et dire ce qu'il a à dire. Où on est là? Monsieur Aulas sait que ce n'est pas bien ce qu'il a fait. Dans ce cas là, moi je vais envoyer mon président à chaque mi-temps pour mettre la pression sur les arbitres? Ça ne se passe pas comme ça. Il faut accepter les décisions de l'arbitre. Moi aussi ça me fout les boules. On a perdu deux points et vous imaginez où on serait aujourd'hui avec deux points de plus? Ça me rend fou», s’indigne Kombouaré.
Selon Olivier Blanc, le directeur général du club rhodanien, Jean-Michel Aulas ne serait pas allé voir M. Fautrel «pour critiquer l’expulsion de Bats ou le but de Giuly que M. Aulas savait valables. On fait beaucoup de procès d’intention à Jean-Michel et il est courant qu’à la mi-temps des mots soient échangés avec les arbitres. Ce n’est pas interdit et il n’y avait aucun caractère vindicatif». Ce qu’a confirmé d’ailleurs confirmé l’arbitre de la rencontre.
R.S.