Mercredi matin, les organisateurs peuvent pousser un grand soupir de soulagement, les conditions de surf sont excellentes. Le Quiksilver Pro France peut commencer. Les séries s’enchaînent. Trois surfeurs s’élancent dans l’océan pour trente minutes de pirouettes dans une eau glacée. En combinaison, ils doivent exécuter le plus de figure possibles. Les conditions météorologiques déterminent la plage où la compétition se déroule. Si le vent baisse avec la marée, la caravane bouge entre Capbreton, Hossegor et Seignosse pour que les surfeurs puissent se lâcher dans les meilleures vagues.
Pourtant, sur la plage des Bourdaines, à Seignosse, où les séries ont commencé mercredi matin, l’ambiance tarde à décoller. Le temps reste très nuageux. Le brouillard ne s’est pas encore levé et un petit vent frais fait frissonner la peau. Les amateurs de surf et de belles vagues sont là, comme les médias venus des quatre coins du monde. Mais côté public, quelques dizaines de personnes seulement se sont posté sur la plage. Beaucoup de jeunes et quelques parents en vacances avec leurs enfants regardent d’un œil impressionné les surfeurs se démener dans les rouleaux.
L’attraction du Quiksilver Pro France ne soulève pas les foules. Et pour cause, l’arrière saison peine à retrouver un second souffle sur la côte landaise. «Il n’y a personne», confirmait mardi soir un vendeur ambulant à Hossegor. D’habitude, la compétition démarre le week-end précédent. Là, je ne sais pas s’il va y avoir autant de monde que les autres fois. Il y a moins de touristes étrangers cette année par ici. Que des Anglais et des Français. Et puis il fait frisquet…»