Un vice-champion olympique au chômage technique. C'est la situation de Daouda Sow (26 ans). Depuis que Mayhar Monshipour a décidé de jeter l'éponge, le boxeur hémois se cherche un nouveau promoteur. Il ne s'agira pas du Haïtien Jacques Deschamps, que le Nordiste et l'autre médaillé de Pékin, Khedafi Djelkhir, sont allés rencontrer au Panama. « D'abord, il n'a jamais été question de s'exiler. Ensuite, ça n'a pas pu se faire, pour des questions administratives », nous a expliqué Daouda Sow hier après-midi, avant de prendre la route de la salle d'entraînement. En attendant, il ne compte toujours qu'un seul combat chez les pros. Combat gagné, d'ailleurs. « Je ne m'inquiète pas, des discussions, il y en a. Mais on a une certaine valeur marchande, il n'est pas question de se brader. Si c'est pour prendre des coups dans la gueule gratuitement, autant aller bosser à l'usine », explique Daouda Sow, qui s'apprête à prendre la présidence du club de boxe de Hem. W
A. M.