>> Cliquez ici pour rafraîchir l'article19h20: Le live du procès, c'est fini pour aujourd'hui. On se retrouve bien sûr demain. D'ici là, très bientôt sur 20minutes.fr, tout ce qu'il faut retenir de cette journée au procès Clearstream.
19h11: Un avocat distribue des chewing gum aux journalistes. tentative de corruption?
19h02: Tout le monde commence à fatiguer.
19h00: les avocats posent leurs question, c'est très très pointu. Autant dire, inracontable.
18h32: Morpions
«Certains ont des morpions, moi j'ai Malka» craque Denis Robert. Pas sympa pour l'avocat de Clearstream.
18h28: Gergorin
Gergorin arrive à la barre pour remettre les choses au point. Apparemment, il a toujours douté de Bourges.
18h22: Espionnage
Et maintenant, le MI6 s'en mêle. Apparemment, ils voulaient aussi les listings. Et la CIA?
18h17: «Le ministère public devrait me féliciter» lance Denis Robert.
18h08: Visiblement ému, Denis Robert ne regarde plus le procureur poser sa question: il garde les yeux au sol, les mains derrière son dos.
18h04: «cette putain d'affaire de corbeau»
Denis Robert se racle souvent la gorge, marque uen longue pause. «Il a du mal», lâche un journaliste peu confraternel. Denis Robert par de «cette putain d'affaire de corbeau».
18h02: Réplique cinglante de Denis Robert: «On peut avoir plusieurs intérêts dans la vie. Quand je suis journaliste, je le suis jusqu'au bout des ongles. Je vais au bout de ma démonstration. Mon rôle est d'informer.»
18h00: Le procureur rappelle que Denis Robert écrivait des fictions à l'époque de son enquête. Ca veut dire que tout est inventé sur Clearstream?
17h58: 60 procès
Denis Robert est un peu un habitué des lieux. Il raconte qu'il a eu jusqu'à 60 procès en cours. Pas mal.
17h56: Posture
Denis Robert se tourne vers le procueur, situé en surplomb. Il a les bras croisés.
17h54: Ca tourne au film noir.
Denis Robert décrit les pressions. Un de ses informateurs a eu un accident de voiture: ses roues ont été dévissées. Un autre informateur a été mencé.
17h50: Maintenant, c'est au procureur de s'adresser à Denis Robert
17h36: Denis Robert rentre un peu dans le vif des explications, «j'ai vu des hackers, a eads, avec imad lahoud, je leur ai parlé.»
17h25: Denis Robert enfonce Imad Lahoud: «imad lahoud avait des réponses a tout»
17h22: Denis Robert: «j'ai communiqué les données a d'autres journalistes, on est tous receleurs.»
17h10: Denis Robert raconte sa rencontre en février 2003 avec Imad Lahoud
17h03: «Florian voulait dénoncer ce qu'il se passait»
Il a fait 19 mémo, rappelle Denis Robert. «Il y avait un climat de suspicion».
16h59: Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) renouvelle son soutien à Denis Robert
Dans un communiqué publié mardi, le SNJ estime que «c'est le vrai travail d'un journaliste opiniâtre et courageux qui est mis en cause et plus particulièrement, pour tout journaliste, le droit d'enquêter et l'obligation de protéger ses sources».
16h58: «A aucun moment je n'ai voulu révéler ma source» (Florian)
16h48: «Je ne m'acharne pas contre Clearstream, c'est Clearstream qui s'acharne contre moi. On a voulu me faire taire, je ne me suis pas tu.»
16h46: «A mes yeux, Clearstream est un poumon essentiel de la finance parallèle»
16h42: «Florian m'appelle anonymement, me teste, essaie de me vendre un fichier»
Denis Robert revient sur sa rencontre avec Florian Bourges.
16h36: «Renaud van Ruymbeke est mon ami, on se tutoie, on se voit»
16h34: Denis Robert explique son intérêt pour les enquêtes
Pendant 13 ans, il a été journaliste pour Libération. «J'ai beaucoup enquêté sur le financement des partis politiques.» En 1995, il démissionne du journal. «Je ne trouvais plus ma place dans le journal. Je suis devenu écrivain.»
16h32: Le journaliste Denis Robert arrive à la barre.
16h10: Suspension d'audience.
Tout le monde fait une pause.
15h55: Inquiétude?
«Inquietude sur les bancs de la presse : Imad Lahoud n'a vraiment pas l'air en forme. Mais alors pas du tout.», trouve Obs_clearstream, sur Twitter
15h28: «Je crains qu'il y ait deux victimes de ce procès: la justice et la liberté d'information»
Devant la salle d'audience, Edwy Plenel, fondateur de
Mediapart, dont le nom apparaît dans les faux listings livre son analyse du procès devant une nuée de caméras. «Je crains que ce soit l'affaire qui tue les affaires. Je soutiens Denis Robert sur la protections des sources et le recel», précise-t-il.
15h «Si je ne prends pas l'initiative d'en parler aux juges plus tôt, c'est que je ne sais pas ce qu'il y a derrière le dossier.»
Florian Bourges explique qu'il voulait se protéger et protéger sa famille...
14h48: Un procès de geek?
«Extraction de données, copies, originaux, fichiers excel ou pdf, audience très informatique...», note @
Amaury_Guibert, sur Twitter.
14h42: «Pensez vous avoir été naïf? avoir été manipulé?» demande le procureur
«Oui naïf, et carrément stupide, mais je n'avais pas de raison de me méfier. Quand on me dit qu'on travaille pour la DGSE j'y crois, parce que je n'ai pas de raison de me méfier», répond Florian Bourges.
14h36: «Je n'étais qu'un exécutant, le détail de la mission, je ne l'avais pas»
Florian Bourges affirme ne pas avoir été informé du niveau de confidentialité des données.
14h32: «On a chez Clearstream une culture du mystère»
14h30: Imad Lahoud, responsable de la transmission des documents?
«Lorsque je rencontre Van Ruymbeke en octobre 2004, je me demande comment mes documents de travail ont pu arriver là. Je les ai donnés à une seule personne: Imad Lahoud», explique Florian Bourges.
14h19: «Tout ce que tu as trouvé qui peut embêter le client, tu le gardes pour toi»
C'est ce que ses employeurs lui auraient dit. D'où le conflit, contraire à ses convictions.
14h15: «Je ne suis pas informaticien»
«Le travail d'extraction de données est souvent fait par les plus jeunes», raconte Florian Bourges, qui explique pourquoi il a eu accès à ces fichiers.
14h06 «Le pari du jour: combien de temps le pdt du TC de Paris va-t-il tolérer les tweets live de la salle d'audience de l'affaire Clearstream?»
Eric Mettout, rédacteur en chef de l'Express.fr s'interroge, alors que les journalistes continuent à twitter...
14h02: «Quand j'ai rencontré Imad Lahoud, il m'a dit qu'il travaillait pour la DGSE»
13h58: «Le procès Clearstream: dernier avatar des jeux du cirque»
C'est ce qu'affirme Dominique Barella, magistrat, sur son blog, sur Libération.fr.
13h55: «Les fichiers clients étaient disponible sur internet jusqu'en 2005»
Florian Bourges se défend d'avoir divulgué des informations confidentielles. Selon lui, seule la forme (les fichiers excel qu'il a créés) était différente.
13h50: Florian Bourges reconnaît avoir conservé tous les documents de travail sur Clearstream.
A l'issu de son stage, fin septembre.
13h46: Peu de monde parmi les parties civiles
«
Le festival de Cannes, c'était hier...» note Obs_Clearstream, sur Twitter.
13h45: Florian Bourges s'explique sur les listings
«J'ai été envoyé fin juin 2001 sur cette mission au sein de Clearstream car j'avais des compétences dans un logiciel. Ce qui explique que j'ai été envoyé du jour au lendemain. Mon travail était un travail d'exécutant: travailler sur les différentes bases de Clearstream, qui ont plusieurs sous-bases. Pour arriver aux extractions: le fichier transaction qui serait envoyé ensuite au juge, n'existe pas en tant que tel, c'est un document de travail: j'ai pris plusieurs bases pour créer un nouveau document.»
13h40: Il s'explique sur son arrivée chez Arthur Andersen, qui ensuite, auditera Clearstream
«D'abord, on commence par une semaine de formation. Ensuite, on est placé sur des missions en fonction de nos compétences mais on ne connaît pas les missions à l'avance»
13h36: Florian Bourges arrive à la barre
13h35: la cloche retentit, la cour rentre, l'audience est ouverte
13h34: Denis Robert: «Tout le monde me demande si je suis stressé, à la longue, ça finit par me stresser»
Le journaliste est auditionné aujourd'hui.
13h31: «Ce n’est pas l’élection d’un Chippendale dont il s’agit. On peut être beau, grand et arrogant et perdre.»
Ce matin, sur RTL, Pierre Charon, le conseiller de Nicolas Sarkozy
a tâclé Dominique de Villepin. Il a réagi à la
première journée d'audience: «Je suis vraiment consterné de voir Dominique Galouzeau de Villepin, flangardé de sa femme et de ses trois enfants, insulter le Président de la République et confondre le Club Méditerranée - dont il est un adepte - avec la 11ème chambre du tribunal correctionnel. il ne manquait plus que les palmes et la planche à voile»
13h27: Imad Lahoud, Jean-Louis Gergorin et Dominique de Villepin sont déjà dans la salle d'audience
La salle se remplie progressivement: journalistes, magistrats, prévenus, parties civiles...
13h15: La salle d'audience de la 1ère chambre ouvre ses portes
12h50: Les caméras se mettent en place dans la salle des pas perdus
Objectif: ne pas louper l'arrivée des prévenus et des parties civiles
12h40: Les premiers citoyens voulant assister au proces font la queue.
La salle est petite. Il n'y aura pas de place pour tout le monde.
>> Quant à Denis Robert, journaliste indépendant qui a longtemps enquêté sur Clearstream, c'est lui qui a mis en relation Florian Bourges, qui détenait les fichiers et Imad Lahoud, accusé d'être le falsificateur. Il est donc poursuivi pour recel de vol et abus de confiance, puisqu'il a eu en main les listings. Son avocat estimait lundi, au premier jour d'audience, que «Denis Robert n'a rien à faire ici en qualité de prévenu». Il réclame donc la nullité partielle, considérant que son client a «agi en qualité de journaliste. Il est poursuivi pour un délit de journaliste.» Quant au procureur Marin, il demandait si un journaliste pouvait être «accusé de recel de preuves dans l'exercice de son métier». Les échanges de ce mardi devraient permettre de répondre à cette question.
>> Florian Bourges apparaît comme l'élément déclencheur de l'affaire. Tout a débuté en 2001 lorsque cet homme aujourd'hui âgé de 31 ans et sans emploi effectue un stage en tant qu'auditeur dans la banque luxembourgeoise Clearstream. Il découvre alors une liste de fichiers bancaires où figurent quelques «anomalies» et décide de les balancer sous un pseudo au journaliste Denis Robert. Il ne se doute pas que ses fichiers seront trafiqués.
«Dans cette affaire, ce n'est même pas un lampiste. C'est un quart de lampiste!», s'emporte Pierre-Edouard Gondran de Robert, son avocat, qui devrait plaider la relaxe. Florian Bourges risque gros. Le «vol» et «l'abus de confiance» sont passibles de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.
Après une première journée placée sous le signe du duel Villepin-Sarkozy, le procès de l'affaire Clearstream se poursuit ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris. C'est au tour de l'auditeur Florian Bourges et du journaliste Denis Robert d'être entendus par la justice.
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