Retrouvez ici la synthèse de la journée.
Nicolas Sarkozy peut donc se présenter comme partie civile dans l'affaire. Le président du tribunal l'a tranché, comme le note LaTribune.fr.
Mais la salle est quasiment vide note le journaliste du Nouvel Observateur, sur place.
Selon Obs_Clearstream, sur Twitter, ils préfèreraient «rester dans la salle plutôt que d'affronter la meute télévisuelle tout de suite.»
A venir sur 20minutes.fr: le décryptage de cette première journée d'audience et de la première manche de la bataille Sarkozy/Villepin.
Et apparemment, ça dure.
L'ancienne égérie de Givenchy semble passer beaucoup de temps à se recoiffer, à en croire les twitts de Obs_Clearstream...
«Je trouve incongru que le président de la République soit partie civile, alors même que son statut sur le plan judiciaire est totalement hors norme», a déclaré François Goulard, député proche de Dominique de Villepin. «Le chef de l'Etat ne peut pas être poursuivi. Il a un rôle éminent dans le fonctionnement de la justice à la tête du Conseil supérieur de la magistrature».
L'avocat de Nicolas Sarkozy fait sa revue de presse pour dénoncer le discours incessant de Villepin dans les médias.
«Le procureur Marin de plus en plus rouge sous l'impact des effets de manche de la défense de Dominique de Villepin», décrit Obs_Clearstream, sur Twitter.
Hervé Temime, l’avocat du journaliste considère que le renvoi en correctionnelle de son client est «profondément stupéfiant». «A partir du moment où il détient des listings vrais pour les besoins de son enquête, il y aurait un danger absolu pour toute la profession à valider les poursuites dont il est l'objet», a-t-il averti.
Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP précise: «Si le président de la République a souhaité aller devant la justice, c'est tout simplement pour que plus jamais on ne revoie une affaire comme celle-là dans notre pays». «Les prévenus devront s'expliquer. La vérité sortira et je fais confiance à la justice de mon pays pour que ce soit le cas».
Effets de manche pour maître Henri Leclerc, décrit Obs_Clearstream, sur Twitter.
Le procureur Marin s'interroge. Une question de fond qui concerne directement Denis Robert.
Source: LePoint.fr
«Acoustique très très défaillante + foule des avocats: les audiences risquent donc d'être assez confuses», prévient Obs_Clearstream sur Twitter.
Sur Twitter, ce n'est pas le procès qui intéresse le plus, mais le fait qu'un journaliste de France 2 (@amaury_guibert) live-twitte l'évènement.
«On examine les questions de procédure, d'abord Robert puis Lahoud et enfin Villepin vont essayer de torpiller le procès...», détaille Amaury Guibert sur Twitter.
Au tour de l'avocat de Bourges de soulever un incident de procédure: «il n'a pas volé les fichiers puisqu'il les a copiés...» La nuance est importante d'un point de vue pénal.
Jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende pour Villepin, Lahoud, Gergorin et Bourges. Le détail ici.
Génération Villepin, le «portail internet villepiniste» s'interroge: «Dans quel état d’esprit se trouve Dominique de Villepin à la veille d’un procès décisif pour la suite de sa carrière politique ? Combatif ? Tendu ? Anxieux ? Il n’en n’est rien. A l’écouter, l’ancien Premier ministre serait d’une sérénité absolue : “je me rends au Palais de Justice le cœur léger, léger“, déclarait-il il y a encore quelques jours sur France Info.»
Son avocat réclame la nullité partielle de l'ordonnance de renvoi. «Il a agi en qualité de journaliste. Il est poursuivi pour un délit de journaliste ».
Pour Michelle Nana, sur Twitter «l'extérieur est intéressant... Des journalistes de partout!»
La presse étrangère se saisit à son tour de l'affaire qui secoue le milieu politique français. Dans sa revue de presse, lemonde.fr nous apprend qu'on assiste là au «point culminant de la rivalité entre "le frappeur", le président de la République, et "le poète", l'ancien premier ministre», dixit El Pais.
Dominique de Villepin est aux côtés de l'ancien trader, devenu agrégé de mathématiques, Imad Lahoud. Suivent ensuite l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin, le journaliste Denis Robert et l'ex-auditeur d'Arthur Andersen Florian Bourges.
Son avocat, Thierry Herzog, s'exprime dans une interview à France Soir.
«Je veux redire que mon combat n'est pas un combat personnel, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui se battent contre l'injustice, c'est le combat de toutes celles et tous ceux qui sont victimes de l'abus de pouvoir. La justice est un bien précieux mais c'est aussi un bien fragile qui demande l'engagement de tous. Je sais que la vérité triomphera.»
L'ancien premier ministre a été très applaudi à son arrivée au tribunal.
Le président du tribunal interroge le prévenu. «Tout à fait répond l'ancien Premier ministre. Je suis avocat.»
Après Florian Bourges, Denis Robert s'avance à la barre. Il a l'air détendu. «Je suis journaliste, écrivain, réalisateur de films», détaille-t-il.
Au tour d'Imad Lahoud. «Je suis enseignant. Mes revenus: 1.850 euros par mois.»
Jean-Louis Gergorin est le premier à décliner son identité à la barre. D'une voix claire, il annonce qu'il a monté une activité d'auto entrepreneur et que ses revenus s'élèvent à 130.000 euros par an.
«L'audience est ouverte», lance le président du tribunal. On procède à l'appel.
Les prévenus risquent entre trois et cinq ans de prison dans cette affaire de «dénonciation calomnieuse».
Même si c'est un procès qui peut paraître hors normes, on peut attendre que les règles de la justice de droit commun soient appliquées», a déclaré Me Olivier Pardo, qui accompagne le mathématicien Imad Lahoud.
J'en sortirai libre et blanchi par la volonté du peuple français. Mon combat n'est pas personnel, c'est celui de tout homme qui se bat contre l'injustice. Je sais que la vérité triomphera». Dominique de Villepin, avant d'entrer dans la salle d'audience.
Il sourit à l'assemblée. Son attitude tranche avec celles de Lahoud et Gergorin.
Il discute tranquillement avec Florian Bourges. C'est le premier qui a révélé tout le scandale après que le second lui a refilé les vrais fichiers Clearstream. C'était bien avant qu'ils ne soient trafiqués et que le nom de Nicolas Sarkozy apparaisse. Selon Amaury Guibert, journaliste de France 2 qui «live twitt» l'évènement, Denis Robert s'est dit «détendu».
Cheveux ras, bouc soigné, celui qui est à l'origine de toute l'affaire Clearstream attend, bras croisés, que l'audience démarre.
Lahoud, veste noire sur chemise blanche à l'air apeuré. Gergorin, costume bleu admire les moulures du plafond. Les techniciens procèdent aux essais micros. La foule de journalistes et de gendarmes est impressionnante. «Là, vous battez tous les records», nous glisse un avocat qui doit plaider dans une autre affaire cet après-midi.



















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