DEBAT - Les bureaux parisiens sont en grève illimitée à partir de ce lundi, suivis au niveau national mardi... Cela vous inquiète-t-il? Donnez-nous votre avis...
La journée de grève nationale à La Poste a été précédée ce lundi
par une «grève illimitée» dans les 185 bureaux de poste parisiens à l'appel d'une intersyndicale qui dénonce la disparition de 7.500 postes en six mois et les files d'attentes dans les quartiers populaires. De quoi perturber l'envoi et la distribution du courrier. Ce mouvement vous inquiète-t-il? Passez-vous encore par La Poste pour envoyer vos papiers administratifs et vos messages personnels? Internet a-t-il pris le relais? Nous vous l'avons demandé.
«Vraiment, j'utilise La Poste que très rarement, lance par exemple
Lamoni55. Donc, la grève ne m'inquiète pas. Pour moi, Internet a pris le relais avec une grande vitesse, efficacité et sans bouger de la maison!» Et
Otoktone d'ajouter ceci: «Il faut bien comprendre que les flux papier diminuent, mais depuis 20 vingt que l'on annonce leur disparition, on voit qu'il en reste assez pour occuper encore 80.000 facteurs à La Poste et autant à la concurrence. Il y a des activités courrier rentables, et d'autres qui ne le sont pas. La libéralisation des services postaux voulue par l'Europe est censée apporter plus de service et de choix. En réalité, qui peut choisir entre deux offres de téléphonie ou de mutuelle pour prendre deux exemples de libéralisation récents. Les opérateurs vont se battre comme des chiffonniers sur les créneaux rentables.» Et
Jean-Jacques de conclure ainsi: «Fini le temps où l'on envoyait son courrier par voie postale et où l'on attendait la réponse trois à cinq jours plus tard. Aujourd'hui, un e-mail fait l'affaire et la réponse vient dans la minute, et ce sans avoir à payer un timbre.»
Nombre d'entre vous sont cependant attaché au courrier traditionnel. «S'il n'y a plus de Poste, il n'y aura plus de facture, d'amende, de lettre de saisie d'huissier... mais bon il n'y aura plus de carte postale, d'apéro avec le postier, de convivialité avec nos concierge», lance
Euh.
Lailai se souvient quant à lui: «Il était une fois un pays qui vivait encore de la solidarité, où tout le monde pouvait se faire soigner, où le facteur venait encore t'apporter ton courrier et prenait tes nouvelles, aidait les anciens et leur apportait un peu de compagnie, chaque village avait une poste, une école et il faisait bon vivre.»
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C. F. et P. A.