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La techno n'arrête toujours pas son char

Près de 400 000 personnes ont célébré la musique électronique samedi dans la capitale.
Près de 400 000 personnes ont célébré la musique électronique samedi dans la capitale./ C. COUVEZ / 20 MINUTES

La nuit à Paris ce samedi, c'était surtout le jour ! La 11e Techno Parade a une fois de plus réveillé la capitale grâce à une vingtaine de chars bien décidés à faire vibrer les 400 000 fêtards. A 13 h, place Denfert-Rochereau, les politiques se succèdent en tête de cortège où David Guetta passe ses premiers disques. ­

Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, la joue confraternelle avec son ex-homologue Jack Lang : « Je lui suis reconnaissant d'avoir importé la Parade en France. C'est un moment de rassemblement et de communion, de joie et de partage qui s'est enraciné. » Jack Lang, lui, préfère clasher gentiment le maire de Paris, Bertrand Delanoé : « Des libertés sont encore à conquérir à Paris, c'est comme si un couvre-feu tombait le soir. La capitale est devenue une ville trop fliquée et tristounette. »

Les discours passés, les choses sérieuses commencent et les camions passent la première. On prend un peu de hauteur en grimpant sur le char du site de musique à la demande Deezer, qui propose une des programmations électro les plus pointues avec notamment les Teenage Bad Girl derrière les platines.

Le champagne coule à flots, les BPM (battement par minute) aussi. Les deux jeunes fondateurs du site sont comme des gamins : « J'ai fait ma première Parade à l'âge de 15 ans et, maintenant, j'ai mon premier char. C'est trop cool ! », balance, ému, Daniel ­Marhely. Son binôme, Jonathan Benassaya, ne cache pas sa joie non plus : « Ma mère vient de m'appeler alors qu'elle se ­baladait avec une copine au jardin du Luxembourg. Je vais la faire monter sur le char ! »

Au sol, les kids jouent sévèrement des coudes pour récupérer des tee-shirts promo. L'un d'entre eux n'hésite pas à montrer plusieurs fois ses fesses pour en gratter un. Entre deux branches d'arbre évitées de justesse, on danse en synchro avec les acrobates qui ont réussi à se hisser sur les Abribus. L'arrivée sur la place de Bastille est un poil plus ­musclée. Les secours se mobilisent pour ramasser les fêtards ayant trop picolé alors que les gendarmes mobiles chargent les bandes venues jouer les trouble-fêtes.

A 19 h 30, notre embarcation achève sa course. On se faufile dans le carré VIP afin de reprendre un peu de force avant d'aller guincher au Bataclan. Techno­pol - l'association qui organise la Parade - y fait son after party officielle. Dans la salle, l'Américain Derrick May, un des pionniers de la house music de ­Detroit, achève les derniers clubbeurs avec un mix épique qui s'achèvera au petit matin. W

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