
La centrale nucléaire ne produit pas que de l'électricité, elle s'intéresse aussi aux oiseaux. Notamment aux cigognes, dont elle favorise la nidification dans le cadre de sa démarche environnementale. « Cette année, quatre-vingt six oisillons sont nés dans tout le marais, alors qu'il y a 40 ans, il n'y avait pas de cigognes », constate Jean-Pierre Baudet, agent à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Onze d'entre elles sont nées cette année dans la réserve de la centrale, à un vol d'oiseau des réacteurs nucléaires. En 2008, six cigogneaux avaient vu le jour.
Aidés d'employés de la centrale du blayais, chargés du service environnement, l'agent de l'ONCFS a fabriqué des nids artificiels sur des poteaux pour inciter les couples de cigognes à s'y installer, bercés par le ronronnement de la centrale voisine. A ce jour, il y a neuf nids artificiels et quatre sauvages. Les oiseaux et le nucléaire, deux mondes qui s'opposent ? Pas tant que ça... « Malgré ce que l'on peut imaginer, le site est intéressant, commente Laurent Couzy, responsable de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Aquitaine, le milieu - le marais - est riche à toutes les phases de vie d'un oiseau. Les cigognes se portent bien, surtout si elles bénéficient d'un site géré. » Aucune conséquence néfaste, liée à la présence de la centrale, n'a été constatée. « Les oiseaux s'habituent aux bruits surtout s'ils sont réguliers, et tant qu'il y a de la nourriture et un habitat, ajoute le responsable de la LPO. La présence du maïs près de la centrale est bien plus problématique, souligne-t-il, car le drainage appauvrit le milieu. » W
Question écrite du député Daniel Garrigue
Suite à la déclaration irrationnelle de François Fillon au dîner du CRIF (1), le député de...
publié le : 10-02-2010 01:40
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