Procès Clearstream: À l'heure des responsabilités
Créé le 21.09.09 à 07h37
Mis à jour le 21.09.09 à 08h20
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JUSTICE - Le procès le plus attendu de la rentrée s'ouvre, ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Paris...
Le casting est impressionnant, le scénario, haletant, les moyens, colossaux. Sauf que ce n’est pas une fiction. Le procès Clearstream s’ouvre, ce matin, devant le tribunal correctionnel de Paris.
L’élément déclencheur Tout débute en 2001, quand
un auditeur stagiaire en mission chez Clearstream décide de balancer une liste de fichiers bancaires au journaliste Denis Robert. Dans son mail, il prétend pouvoir démontrer l’existence de comptes occultes. Il ne se doute pas alors que ses fichiers seront trafiqués.
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Le scénario Toute l’histoire de Clearstream tient en une simple manipulation. Le but: ajouter le nom de personnalités sur les vrais fichiers bancaires, afin de faire croire qu’elles possèdent des comptes occultes à l’étranger. Pour cela, un corbeau se charge d’envoyer les fichiers truqués à un juge. C’est donc pour «dénonciation calomnieuse» que les principaux protagonistes de cette affaire sont jugés.
Les acteurs En dehors des cinq prévenus accusés de cette manoeuvre, l’affaire Clearstream concerne aussi dix-huit témoins et quarante parties civiles, dont les noms ont été ajoutés aux fichiers. Outre Nicolas Sarkozy, on trouve Charles Pasqua, Brice Hortefeux ou Edwy Plenel. Egalement présentes sur le listing bidonné, des personnalités plus improbables, comme Laetitia Casta, ont renoncé à se porter partie civile.
Les enjeux Le tribunal dispose d’un mois pour démêler le vrai du faux dans les quarante tomes de procédure judiciaire. Se posant en victime, Nicolas Sarkozy attendrait que les coupables soient «pendus à un croc de boucher».
Accusé, Dominique de Villepin tentera, lui, de démontrer qu’il n’a rien à voir dans cette histoire. Condition sine qua non pour réussir son come-back en politique.
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