La crise a rendu plus difficile l'obtention d'un crédit immobilier pour les futurs acquéreurs. Du coup, les Français ont de plus en plus tendance à solliciter les services d'un courtier pour y parvenir. Un phénomène qui permet à cette profession, encore récente en France, de gagner en notoriété.
En 1997, Arnaud Groschtern s'adresse à Cafpi dans le cadre d'un projet immobilier. Hasard de la vie, en 2003, il devient lui-même courtier chez Cafpi après le dépôt de bilan de son employeur. Six ans plus tard, ce quadragénaire dynamique ne regrette toujours pas son virage professionnel : « Ce métier colle bien à mon profil d'entrepreneur, car je suis rémunéré selon mes résultats », confie-t-il. Pour en obtenir de bons, pas de secrets : l'homme reçoit entre trente et cinquante clients par semaine, dont la moitié lui sont adressés par des notaires, agents immobiliers et promoteurs. D'où la nécessité, pour le courtier, d'entretenir son réseau en passant de nombreux coups de fil et en rendant régulièrement visite à ses contacts. Sans oublier d'aller à la rencontre de nouveaux « prescripteurs » lors des salons immobiliers. Lorsqu'il reçoit un client, Arnaud Groschtern évalue le montant du prêt dont il a besoin et réalise son diagnostic financier en analysant ses revenus et ses dépenses. « Si le projet immobilier est viable, je constitue ensuite le dossier de demande de prêt. Je le présente alors à différentes banques, en fonction du profil du client. » Environ quarante-huit heures plus tard, il reçoit les réponses. « Seuls 5 % de mes dossiers sont refusés par les banques », constate-t-il. Le client bénéficie généralement d'une semaine de réflexion pour accepter la proposition du courtier. Si tel est le cas, Arnaud Groschtern suit le dossier jusqu'à la signature de la vente chez le notaire, « histoire de vérifier que la boucle est bouclée ».
Il existerait environ 1 500 entreprises de courtage immobilier en France. Si les embauches ont eu tendance à ralentir un peu depuis un an, elles devraient repartir avec la reprise du marché immobilier. En 2010, Cafpi prévoit ainsi de recruter près de 150 courtiers. W