Finalement, ça sera « non ».
Ségolène Royal a expliqué hier,
sur son site Internet Désirs d'avenir, qu'elle ne demanderait pas de nouveau vote après les révélations d'un livre* sur les fraudes massives qui ont conduit à l'élection de sa rivale, Martine Aubry, à la tête du PS lors du congrès de Reims en novembre 2008.
La présidente de Poitou-Charentes a attendu une semaine pour réagir, une semaine où ses proches se sont prononcés les uns après les autres contre l'organisation d'un nouveau scrutin. De Jean-Louis Bianco (député des Alpes-de-Haute-Provence) à Jean-Pierre Mignard (ex-président de Désirs d'avenir), ses soutiens se sont déclarés favorables au « tourner la page » entériné au conseil national, samedi dernier.
Malgré tout, l'ex-candidate à la présidentielle a réussi à mettre la direction du parti au pied du mur. Ségolène Royal, qui entend « obtenir la vérité, toute la vérité » a expliqué au JT de 20 h de TF1 qu'elle se joindrait à Martine Aubry si celle-ci décidait de déposer plainte contre les auteurs du livre. « Si ces faits sont faux, dit-elle, alors il faut qu'il y ait une action en justice. S'ils sont vrais, il faut qu'ils soient sanctionnés en interne. » Habile, alors que l'actuelle première secrétaire a choisi de ne pas s'exprimer sur le sujet. Hier soir, le PS faisait savoir que le parti était prêt à organiser un débat avec les auteurs, expliquant que des procédures judiciaires prendraient « beaucoup de temps ». Une proposition qualifiée d'« échappatoire » par Ségolène Royal sur TF1. W
Hold-uPS, arnaques et trahisons d'Antonin André et Karim Rissouli, Editions du Moment.