«Mountazer a été libéré et attend désormais de récupérer ses affaires», a affirmé Oudaï al-Zaïdi. Peu après sa libération, le journaliste a affirmé avoir été torturé en détention et a réclamé des excuses du Premier ministre irakien. «Au moment où le Premier ministre Nouri al-Maliki affirmait sur les chaînes de télévision qu'il ne dormait pas tant qu'il ne serait pas rassuré sur mon sort (...), j'étais torturé de la pire des manières, frappé à coups de câbles électriques et de barres de fer», a-t-il expliqué au cours d'une conférence de presse dans les locaux de la chaîne de télévision Al-Baghdadia, son ancien employeur.
«On m'a abandonné attaché»
«On m'a abandonné attaché dans un endroit qui n'était pas à l'abri du froid», a-t-il ajouté, assurant que ses geôliers avaient simulé des noyades, une technique employée par la CIA américaine sur des suspects après les attentats du 11-Septembre.
Agé de 30 ans, Mountazer al-Zaïdi, est sorti de l'ombre le 14 décembre 2008 quand il a lancé sa paire de chaussures à la tête de George W. Bush, lors d'une conférence de presse à Bagdad.
Condamné pour «agression contre un chef d'Etat en visite officielle»
L'ancien président effectuait sa dernière visite avant la fin de son mandat. «C'est le baiser d'adieu, espèce de chien», avait crié le journaliste de la télévision privée irakienne Baghdadia, en lançant ses chaussures, pointure 43, évitées de justesse par Bush.
Condamné en première instance à trois ans de prison pour «agression contre un chef d'Etat en visite officielle», sa peine avait été réduite en appel à un an. Il n'a effectué que neuf mois en raison de sa bonne conduite en prison.