METZ - La direction nationale du groupe parle d'un «effet de contagion», et assure prendre des mesures...
Nouvelle tentative de suicide chez France Télécom. Une salariée de 53 ans, cadre d'une agence chargée du service client a tenté de se suicider ce lundi dans une agence de
Metz en avalant des barbituriques. Elle a été retrouvée inanimée sur le sol par un collègue entre 11h30 et midi, et a été transportée à l'hôpital Bon secours de Metz pour un lavage d'estomac. Ses jours ne seraient pas en danger.
Une situation professionnelle très difficile
La victime aurait appris «que sa mission était terminée et qu'elle allait se retrouver en mobilité géographique», a déclaré Pierre Dubois, de la CFDT. La situation professionnelle de cette cadre supérieure semblait très difficile, selon un autre syndicaliste de France Télécom, Frédéric Retourney (CGT), qui n'avait toutefois pas eu vent de sa volonté de suicider.
Elle était revenue travailler à Metz le 1er septembre 2008 après un séjour dans le Nord-Pas-de-Calais. Mais depuis un an «elle n'avait pas de poste de travail attitré et en tout et pour tout on ne lui a donné que deux ou trois missions de quelques jours à faire en un an», a ajouté Frédéric Retourney. «Le 7 septembre, elle a en outre reçu un avis de mutation d'office pour un poste inférieur au sien à
Nancy, un avis... rétroactif au 1er septembre, ce qui est du jamais vu», a-t-il ajouté.
France Télécom parle d'«un effet de contagion»
La victime aurait par ailleurs déposé un dossier devant la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde). «Il est en train d'arriver ce que nous redoutions le plus, un effet de contagion. La priorité absolue depuis vendredi est de tout faire pour arrêter cette spirale infernale», a réagi la direction nationale de France Télécom.
Le groupe a déclaré avoir «mobilisé ce week-end les médecins du travail», leur demandant de les «alerter sur les cas à risques, dans le respect du secret médical». Par ailleurs, le Pdg de France Télécom, «
Didier Lombard et son équipe viennent de mener une conférence téléphonique avec les 500 top managers français, pour partager avec eux sa grande inquiétude à ce sujet et leur demander d'organiser des rencontres avec leurs équipes pour échanger sur ces événement traumatisants».
J. M. avec agence