Dix-huit coups de couteau dont un fatal. A partir de mercredi, Hakim Edir va comparaître devant les assises de Haute-Garonne pour le meurtre de Laurent Francazal, un employé municipal de 34 ans. Ce dernier avait été retrouvé chez lui, rue de Fleurance, le 15 décembre 2006, victimes de multiples violences. Sa disparition brutale avait soulevé l'indignation, notamment dans la communauté gay toulousaine à laquelle il appartenait. Un an après les faits, une marche en sa mémoire et « contre l'homophobie » sera organisée dans les rues de la Ville rose.
Cette semaine, Hakim Edir devra s'expliquer sur les raisons qui l'ont poussé à tuer. Pour Guy Debuisson, l'un des avocats de la famille de la victime, « c'est un crime bassement crapuleux, prémédité et organisé. Il avait déjà des antécédents de vol et de violences », souligne-t-il. Depuis son arrestation, l'accusé reconnaît avoir tué la victime mais nie la préméditation, voire l'intention d'avoir donné la mort. W
B. C.