ECONOMIE – Menacées de fortes amendes, celles-ci auraient cédé à la pression de Bercy…
Les noms des
3.000 contribuables français soupçonnés d’évasion fiscale auraient été fournis à la France par des filiales françaises de trois banques helvétiques. C’est ce qu’a indiqué ce mercredi le quotidien suisse
Le Temps, citant des sources au ministère de l’Economie français.
Bien que la filiale française de Crédit Suisse le nie, son nom «circule avec insistance», ajoute le quotidien. Les deux autres banques, elles, ne sont pas encore identifiées. Les filiales des établissements suisses en France risquent des amendes «pouvant atteindre jusqu’à 50% des sommes non communiquées, soit des centaines de millions d'euros» si elles refusent de coopérer.
De 100.000 à 150.000 fraudeurs
C’est un contrôle fiscal qui aurait conduit ces banques à livrer ces informations. Le ministre du Budget, Eric Woerth , avait demandé ce mardi aux établissements bancaires installés en France de lui faire parvenir davantage de données sur les transferts de capitaux vers
les paradis fiscaux afin d’améliorer la lutte contre
l’évasion fiscale.
Le ministre, qui dit recevoir
40 appels par jour dans la cellule de régularisation, souhaite que cet élargissement du cadre juridique déjà existant puisse se concrétiser avant la fin du mois de septembre sous la forme d'un décret. 100.000 à 150.000 fraudeurs détiendraient des comptes non déclarés à l'étranger selon Eric Woerth.
Avec agence