BRETAGNE - Le salarié transportait des algues vertes dans les Côtes-d'Armor est mort d'un malaise cardiaque...
Le procureur de Saint-Brieuc Gérard Zaug a ouvert, lundi, une enquête préliminaire
après le décès suspect fin juillet d'un salarié qui transportait des algues vertes dans les Côtes-d'Armor, selon une source judiciaire. Il s'agit «de déterminer s'il y a un lien entre le décès et les algues vertes», a-t-il ajouté. L'enquête a été confiée à la gendarmerie de Saint-Brieuc.
Interrogé pour savoir si une autopsie judiciaire allait être ordonnée, le procureur a indiqué que, «compte-tenu de l'acte grave que constitue une autopsie après exhumation», celle-ci ne serait décidée que si des experts l'estimaient «médicalement utile».
>> A lire également: les ulves, ces algues qui tuent, cliquez ici
De son côté, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Côtes-d'Armor, qui a également diligenté une enquête au titre des accidents du travail, a remis à la compagne du défunt une demande d'autorisation d'autopsie pour permettre au service de Contrôle médical de se prononcer «sur le lien de cause à effet entre le décès et l'accident», a indiqué l'institution dans un communiqué.
Il manipule les algues et meurt
La famille du défunt, qui n'a pas porté plainte, a fait savoir par voie de presse qu'elle s'opposerait à une autopsie. Le décès du salarié, âgé de 48 ans, révélé ce week-end, remonte au 22 juillet dernier. Attribué initialement à un simple malaise cardiaque, il a été jugé suspect par des associations et un élu régional PS. Une déclaration d'accident du travail a été établie le 24 juillet, mais «l'employeur a émis des réserves quant au caractère professionnel de l'accident». Le problème des algues vertes mobilisent l'attention des associations et gouvernement
depuis la mort d'un cheval début juillet.
M. D. avec agence