EDUCATION - Le ministre l'a promise pour la rentrée 2010, mais les syndicats ont «quelques points d'interrogation»...
«La bonne nouvelle, c'est surtout qu'il y a un calendrier». Pour Daniel Robin, secrétaire national du FSU-Snes (syndicat majoritaire des enseignements du second degré),
l'annonce par Luc Chatel d'une «revalorisation significative» des enseignants n'a rien d'une surprise. «C'est une annonce qui avait été faite par le candidat Nicolas Sarkozy il y a près de trois ans», rappelle-t-il. Depuis plusieurs années, le
salaire des enseignants français figure en deçà de la moyenne de l'OCDE.
Gilles Moindrot, secrétaire général du syndicat Snuipp-FSU, ajoute: «jusqu'ici, la question n'avait pas été traitée. On en était resté au niveau des annonces et des déclarations d'intention».
Les syndicats sceptiques
La seule nouveauté réside donc dans le souhait du ministre de l'Education d'une mise en application «à la rentrée 2010». Pas vraiment suffisant pour les syndicats qui ont encore «quelques points d'interrogation». Au premier chef, les enseignants concernés par ce coup de pouce. Ceux en début et milieu de carrière, selon le ministère. «Mais qu'en est-il des enseignants en fin de carrière», s'insurge Daniel Robin. «Ce sont ceux qui ont le plus souffert de ces salaires.»
Des modalités qui restent à définir
Autre interrogation, les modalités précises de cette revalorisation. Elles restent à déterminer, mais le ministre de l'Education a indiqué dimanche, en évoquant la problématique du tutorat, «l'idée qu'on rémunère mieux les enseignants parce qu'ils accomplissent de nouvelles missions». De la poudre aux yeux selon Daniel Robin. «Quand on travaille plus, on est payé plus, c'est normal».
Le ministère de l'Education rappelle que le «round des négociations se met en place» et qu'il permettra justement définir les modalités de cette revalorisation dans une «approche qualitative» avec les syndicats. En attendant le coup de pouce de la rentrée 2010.
E. L.