Julie & Julia, 500 jours ensemble, Me and Orson Welles...
pas moins de trois des films présentés ce week-end à Deauville s'appuient sur des histoires vraies. « J'étais fan de Julia Child [la cuisinière star qui inspire son dernier film], précise Nora Ephron. Pour moi, ce qu'elle a vécu dans la réalité est plus fort que certaines fictions. »
Scott Neustadter s'est, lui, replongé dans les affres d'une rupture douloureuse pour écrire le script de 500 jours ensemble. « Tout le monde a déjà vécu ce type d'expérience, explique ce scénariste. Mais la mention "basé sur une histoire vraie" au générique permet au spectateur de se sentir davantage concerné. »
Au risque d'une surenchère dans le mélo, cette tendance se révèle souvent payante. En tout cas pour les prix : Milk de Gus Van Sant a ainsi valu un oscar à Sean Penn. « Il est impératif de prendre des libertés avec les faits pour rester informatif sans devenir didactique, » tempère Gus Van Sant.
Mais certains sujets d'actualité semblent encore trop frais pour briguer les honneurs du grand écran. « La grippe A effraye tellement les gens que je vois mal une production lui consacrer un film avant un bon moment », nous a confié Neill Blomkamp, le réalisateur de District 9. W